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Sarthe. Formée dans un petit salon, Océane devient Meilleure apprentie de France grâce à son chignon... |
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Océane David, au salon de coiffure Mêle s’en mêle. © LE MAINE LIBRE
Apprentie coiffeuse employée en alternance au salon « Mel s’en Mêle » de Mélanie Dubois, à Chantenay-Villedieu, Océane David, 17 ans, a conquis dernièrement le titre de Meilleure apprentie de France.
Le 6 décembre, cinq Sarthois ont été sacrés Meilleur apprenti de France, en coiffure, au Mans. Océane David en fait partie.
« Le Maine Libre » : Pourquoi avez-vous décidé de participer à ce concours de meilleure apprentie de France ?
Océane David : « Au début, je n’étais pas spécialement motivée et puis j’ai été sollicitée par l’école qui a insisté pour que je passe ce concours. »
Comment se déroule ce concours ?
« On commence par des épreuves départementales. L’épreuve portait sur une mise en plis artistique et une coupe transformation. À la suite de cela, j’ai été sélectionnée pour l’épreuve régionale. Il s’agissait alors de créer un chignon pour une soirée. Là j’ai été médaillée d’or, ce qui m’a permis d’accéder à l’épreuve nationale. Une épreuve qui consistait à créer un chignon artistique de soirée. J’ai été médaillée d’or et donc reconnue « meilleure apprentie de France » dans ma catégorie ».
Comment est née votre passion pour le métier de coiffeuse ?
« J’ai commencé à coiffer quand j’étais au collège. J’aimais bien ça. Au début, ce qui m’attirait le plus, c’était la coiffure créative, le changement de look. J’ai pris la décision de devenir coiffeuse quand je suis passée en quatrième. Mais maintenant je me rends compte aussi qu’au-delà de l’aspect technique de ce métier, j’aime faire du bien aux gens, pour qu’ils aient un bon moral en sortant du salon de coiffure. C’est important de se sentir bien. »
Où faites-vous vos études ?
« Je fais mes études au Mans, à l’espace Bel-Air. En alternance, pendant deux semaines je suis au salon ; puis je vais durant une semaine à l’école. C’est facile, car je peux y aller en train. »
Que faites-vous quand vous êtes à l’école ?
« Il y a beaucoup de pratique, bien sûr, mais aussi des cours dans des matières générales et des cours de gestion. Il est nécessaire d’avoir toutes ces compétences si l’on veut ouvrir son propre salon un jour. »
Quels sont vos projets ?
« Je souhaite avant tout finir mon brevet professionnel. J’aurai terminé en 2022. Le concours est une belle aventure mais ce n’est pas un diplôme. ».
Et après, allez-vous ouvrir votre salon ?
« Je ne sais pas encore. Il me semble que je devrais d’abord poursuivre des études ; je pourrais faire un brevet de maîtrise, par exemple. Après, on verra. »
« Mel s’en mêle » encourage la quête d’excellence
Mélanie Dubois, la responsable du salon « Mel s’en mêle », encourage son apprentie à poursuivre ce chemin d’excellence. C’est important pour moi d’avoir des jeunes filles qui sont en recherche d’excellence dans l’apprentissage, c’est dynamisant et ça me rappelle mes années d’études
.
Pour elle, faire son apprentissage dans un petit salon permet d’être plus en lien avec la clientèle, ce qui est un élément important du métier. Cela permet aussi de maîtriser une palette plus diversifiée de techniques de coiffures en fonction de la clientèle.
Durant l’année, de septembre 2019 à juin 2020, Mélanie Dubois a aussi formé Justine Vérité pour l’obtention de son brevet professionnel. Lorsqu’elle a dû prendre mon congé maternité, Elle a décidé de lui faire confiance et de lui laisser la responsabilité du salon. Je pense qu’il faut savoir faire aussi confiance aux jeunes. C’est formateur et on en est largement récompensé par leur engagement et la qualité de leur travail
.
Justine Vérité témoigne elle-même qu’après un mois de fermeture à cause du Covid-19, la réouverture a été intense
. Aujourd’hui le salon reprend son rythme habituel en attendant le retour de Mélanie Dubois, au mois de février.
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