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Saint-Saturnin : plus de 30 ans de travail auprès des personnes âgées... |
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Entourée de ses amies et des résidents de la résidence pour personnes âgées L’Antonnière, Jeannette Tricot quitte son poste après plus de 33 ans de présence. © Ouest-France
La petite famille Marpa vient de perdre une de ses poutres maîtresses en la personne de Jeannette Tricot, qui fait valoir ses droits à la retraite. Retour sur 33 ans de carrière à la résidence de l’Antonnière de Saint-Saturnin.
C’est une grande page de l’histoire de la résidence pour personnes âgées L’Antonnière, à Saint-Saturnin, à côté du Mans (Sarthe) qui vient de se tourner avec le départ à la retraite de Jeannette Tricot. Le 1er juin 1991, était inaugurée dans trois communes de l’agglo, Trangé, La Milesse (Sarthe) et Saint-Saturnin, la structure Marpa (Maison d’accueil rurale pour personnes âgées).
À l’antenne de Saint-Saturnin arrivait en même temps une jeune fille de 28 ans, Jeannette Pineau, qui était loin de se douter qu’elle allait se passionner pour ce métier d’Agent d’accompagnement polyvalent durant plus de trente ans.  À cette époque, nous étions quatre à intégrer la structure comme salariées. Les lettres de Marpa signifiaient alors Maison d’accueil rurale pour personnes âgées. Une appellation qui résumait le travail que nous avions à faire, la restauration, les toilettes, le ménage et quelques heures de nuit.Â
Des premiers résidents d’alors, Jeannette se souvient d’une dame Cretet qui habitait à Saint-Saturnin. Le travail, lui, était plutôt celui d’une maison de retraite avec des résidents dépendants physiquement.
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En 2015, changement d’ambiance
En 2015, la Marpa prend l’appellation de Maison d’accueil et résidence pour l’autonomie,  ce qui change tout au niveau des résidents. À partir de cette année-là , il fallait qu’ils soient autonomes physiquement pour venir chez nousÂ
, précise Jeannette Pineau qui, entre-temps, est devenue Jeannette Tricot. Celle-ci ne s’en émeut pas et continue à exercer sa passion auprès des résidents.  J’ai connu trois centenaires et autant de directrices.Â
Et c’est Adélaïde Gouin-Bougard, arrivée à ce poste en 2018, qui résume aussi par le chiffre 3, les innombrables qualités de sa salariée : douce, efficace et bienveillante.
Demain, retour aux sources
Jeannette, qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot, a déjà trouvé une activité pour sa retraite.  Parmi les dix-neuf résidents de la Marpa, je suis toujours chez cinq particuliers, c’est-à -dire que j’interviens chez eux par le biais des chèques emploi service.Â
Mais ce que cache la modestie de la nouvelle retraitée, c’est qu’elle est attendue avec impatience par tous ceux qui sont devenus des amis pour venir jouer aux petits chevaux.