|
Saint-Rémy-des-Monts. La réouverture de la pêche divise... |
2
Anaïs, 8 ans, son papa Fabien et sa sÅ“ur Élise, 11 ans, sont venus de Marolles-les-Braults pour profiter de l’ouverture du plan d’eau . © Le Maine Libre
Après deux mois d’abstinence forcée et obligatoire, les pêcheurs qui fréquentent habituellement le plan d’eau de Saint-Rémy-des-Monts ont à nouveau la possibilité de s’adonner à leur passion.
Depuis ce samedi 23 mai, le plan d’eau communal leur est accessible. L’arrêté préfectoral tant attendu est enfin parvenu en mairie la veille, et c’est le maire en personne qui est venu l’afficher le matin même sur le panneau situé à l’entrée de l’étang.
Une dizaine de personnes présentes
Dès 8 heures du matin, ce samedi, une dizaine de mordus étaient sur place pour tenter d’attraper les poissons et truites dont ils avaient été privés pendant ce confinement.
Des règles à respecter
Cependant, les conditions de pêche sont autorisées sous certaines contraintes. Gel hydroalcoolique individuel obligatoire, sens unique de circulation, distance respectable de 10 mètres entre pêcheurs et interdiction de se côtoyer, de s’entraider ou d’échanger esches et autres leurres.
Un parcours organisé et différencié pour pêcheurs et promeneurs a été mis en place par la municipalité afin qu’aucun individu ne se croise. Certains pêcheurs portent même des masques individuels de protection.
Des mesures jugées trop strictes
Des règles de protection que tout le monde n’accepte pas : « Je suis conscient que la période est quelque peu exceptionnelle et stressante, mais de là à devoir, autour d’un plan d’eau et d’espaces situés en extérieur, être parqué comme du bétail, c’est ridicule. De plus, il nous est demandé, en arrivant sur les lieux et à chaque prise ou changement d’esche de se nettoyer les mains avec du gel hydroalcoolique. C’est inconcevable et, à mon sens, inutile », confie l’un des participants à cette première journée de pêche, voulant conserver l’anonymat.
L’ambiance de cette réouverture était néanmoins chaleureuse, et c’est tout sourire que des familles, comme celle d’Anaïs, 8 ans, accompagnée de son père et de sa soeur, ont pris place, canne à pêche en main.