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Saint-Maixent. Sapeur-pompier volontaire, Thierry Besnier a été mobilisé en Guyane face au covid-19... |
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Les voyages en pirogue n’étaient pas de tout repos. © Le Mans
Thierry Besnier, sapeur-pompier volontaire et chef du centre de secours de Saint-Maixent, est rentré d’une mission de renfort face à la pandémie de coronavirus en France d’outre-mer. Il raconte son séjour du 25 juillet au 15 août 2020.
C’était une opération menée par la Sécurité Civile à laquelle deux pompiers sarthois, dont Thierry Besnier, le chef du centre de secours de Saint-Maixent, qui travaille pour la Ville de La Ferté-Bernard (centre culturel Athéna) a participé.
Il explique : « Après avoir mené seule cette mission, et dans l’objectif de renouveler les effectifs, la Sécurité Civile a fait appel à des pompiers volontaires et professionnels et des militaires. » Thierry Besnier s’est alors proposé.
Dans la forêt amazonienne
Des pompiers sont venus de toute la France, dont deux du département de la Sarthe : Manuel Halbout (ancien Mamertin et correspondant au Maine Libre) du centre de Téloché, et surtout Thierry Besnier, de Saint-Maixent.
Lequel raconte cette expérience : « Personnellement, j’ai passé 20 jours sur place, du 25 juillet au 15 août inclus, dont dix dans la région de Santi dans des villages isolés situés au cœur de la forêt amazonienne pour m’occuper des malades, et dix autres à Iracoubo sur la côte atlantique pour des contrôles de température corporelle. Ce fut tout du long vraiment très enrichissant ».
Des déplacements très longs
La mission en plein milieu de la forêt amazonienne n’était pas simple. « Nous avons eu jusqu’à 1 h 30 d’hélicoptère pour atteindre la frontière avec le Suriname afin de remplacer les personnes, et jusqu’à six heures de pirogue pour rapatrier tout le matériel. »
Pendant la mission, « nous avons souvent été logés avec les moyens à disposition. Quand nous avions de la chance, nous dormions à l’hôtel, dans un collège ou encore un gîte, mais il nous est également arrivé de dormir sur un lit de camp. »
Un bilan positif de la mission
Thierry Besnier dresse un bilan positif de cette expérience unique. « Cela change de nos missions ordinaires, mais nous sommes formés pour intervenir dans toutes les situations. Et si l’occasion se représentait, je n’hésiterais pas à repartir même s’il ne me reste que trois années de service… », conclut ainsi l’adjudant-chef.