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Sablé-sur-Sarthe. Une nouvelle « dynamique » à Gilles-Ménage avec le contrat local d’accompagnement... |
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Isoline Blin, membre des parents d’élèves, Gwendoline Ramos, directrice, Hélène Brunel, enseignante, Rabia Asfar, directrice du périscolaire pour l’établissement, et Esther Lebouleux, adjointe au maire en charge de la scolarité, dans la cour de l’école Gilles-Ménage, à Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
À Sablé-sur-Sarthe, l’école Gilles-Ménage, qui organise sa kermesse ce mardi 28 juin 2022, boucle sa première année en contrat local d’accompagnement. Ce dispositif accordé par le ministère de l’Éducation octroie notamment le renfort d’une enseignante à mi-temps, partagée avec l’école du Pré.
Ce sera la première depuis deux ans et le début de la pandémie. Une jolie kermesse est annoncée, ce mardi 28 juin, à l’école Gilles-Ménage, à Sablé-sur-Sarthe. Ce sera le jour J pour la jeune chorale initiée depuis janvier sur le temps scolaire ainsi que pour les ateliers percussions et danse africaine, proposés par des intervenants de l’association Karnavage, à cheval sur le temps périscolaire et scolaire. Sous l’égide de Gwendoline Ramos, la directrice de l’école, et de Rabia Asfar, la directrice du périscolaire de l’établissement, un teaser vidéo a même été réalisé pour les parents.
Signe que ça va plutôt bien dans la petite école de 137 élèves nichée près de l’église Notre-Dame, où l’on faisait « le constat ces dernières années d’une baisse de l’effectif au profit du privé », selon les mots d’Esther Lebouleux, adjointe au maire en charge des affaires scolaires. Il faut dire que quelque chose a changé depuis le début de l’année scolaire : le contrat local d’accompagnement (CLA) est venu mettre de l’huile dans les rouages.
Des efforts sur la lecture
Ce dispositif du ministère de l’Éducation nationale vise à ouvrir plus de moyens aux établissements qui ne font pas partie des Réseaux d’éducation prioritaire (anciennement ZEP). Comme quarante établissements de l’académie de Nantes, Gilles-Ménage avait été retenu au printemps 2021 pour en bénéficier pendant trois ans.
Dans l’établissement dirigé par Gwendoline Ramos, cela s’est notamment concrétisé par le renfort d’une enseignante à mi-temps, partagée avec l’école du Pré, également bénéficiaire du CLA à Sablé-sur-Sarthe. Hélène Brunel est arrivée mi-septembre et apporte son aide pour toutes les classes. « Ses interventions sont ciblées selon les besoins, en particulier la lecture. La présence de deux adultes en classe permet aux élèves d’alerter plus facilement sur leurs difficultés. Des groupes ont pu décoller. Le bilan est très positif », apprécie la directrice.
La municipalité, qui n’est pas partie prenante du CLA, a néanmoins accompagné le mouvement en accordant une aide de 2 000 € afin de financer les projets artistiques mis en place par l’établissement. Une façon, pour Esther Lebouleux, d’accompagner cette nouvelle « dynamique ».
« C’est hyper-bénéfique » au Pré
À l’école du Pré, qui compte 190 élèves, on commence aussi à récolter les fruits du CLA. La présence d’Hélène Brunel quatre demi-journées par semaine permet de faire progresser plus vite les élèves sur la lecture mais aussi le vocabulaire et la résolution de problèmes mathématiques. « On peut travailler en demi-groupe et mieux s’adapter aux difficultés des enfants », apprécie-t-on du côté des enseignants.
« C’est hyper-bénéfique », approuve la directrice, Mickaëlle Etourmy. Elle a juste un regret sur l’attribution des aides par le ministère : « On a eu une semaine pour dépenser l’équivalent de trois ans de crédits dans du matériel pédagogique. C’était un peu dépenser pour dépenser et ça ne nous laissait pas vraiment de recul », remarque-t-elle.
Avec un léger décalage sur Gilles-Ménage, des projets sont également prêts à fleurir au Pré. À la rentrée prochaine, une chorale sera ainsi mise en place en vue d’un spectacle fin 2022. Dès cette année, la mairie s’est aussi impliquée parallèlement au CLA pour octroyer une deuxième intervention en milieu scolaire (IMS) pour les classes à partir de la grande section : elles bénéficient désormais d’ateliers dans le domaine culturel et sportif sans avoir à renoncer à l’un ou l’autre.