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Sablé-sur-Sarthe. Marie et ses plats cuisinés ont trouvé leur rythme de croisière... |
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Un million de barquettes sont confectionnées chaque semaine sur le site de Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
La filiale du groupe LDC, spécialisée dans la confection et la réalisation de plats cuisinés, est arrivée au terme de son projet de développement. L’usine, basée à Sablé-sur-Sarthe, produit aujourd’hui 15 500 tonnes de barquettes par an et emploie 300 personnes.
Ce jeudi de septembre, un doux soleil berce la Zone Industrielle de l’Aubrée à Sablé-sur-Sarthe. Au fond d’une impasse, les bâtiments de la société Marie, propriété du groupe LDC depuis 2009, après avoir appartenu à une société anglaise et au groupe Casino, sont plutôt discrets.
Un million de barquettes par semaine
C’est pourtant là que sont préparées 60 recettes de plats cuisinés et d’où sortent chaque semaine 1 million de barquettes, estampillées Marie mais aussi Weight Watchers. « Nous travaillons avec cette société américaine sous licence depuis 2005. » Ces dernières années, l’usine sabolienne est montée en régime. « En 2016, nous avions un projet industriel lié à une croissance, explique Philippe Van Den Bossche, le directeur du site, qui revêt ce jour-là le costume de Monsieur Marie. Il n’y avait alors que 200 salariés et nous produisions 9 819 tonnes chaque année. » Marie a décidé de pousser les murs, en investissant 25 millions d’euros. L’usine s’étend désormais sur 13 000 m2, gagnant 3 000 m² supplémentaires. « En 2016, nous n’avions que quatre lignes de conditionnement. Aujourd’hui nous en avons six. »
Le Covid-19, cet accélérateur
Le timing du projet, dont les contours furent décidés en 2015, s’est avéré plus que pertinent. La crise sanitaire est passée par là et elle a insufflé quelques nouveaux modes de consommation, favorisant notamment les plats cuisinés. « Le Covid-19 a été un accélérateur de nos ventes, ne cache par Philippe Van Den Bossche. Au premier confinement, tout le monde se retrouve à la maison. Nos ventes ont d’abord chuté car nous fournissons surtout les gens qui travaillent. Mais assez rapidement, l’activité a repris durant l’été 2020 et il y a eu une réelle accélération en septembre 2020, à une époque où les restaurants n’étaient pas tous ouverts. Les gens se sont tournés vers les petits plats. »
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Dans ce domaine, Marie a du répondant avec une gamme très étendue. Des Pennes au poulet en passant par les émincés de bœuf sauce au poivre ou encore les petites gambas compotée de tomates tagliatelles au pesto, les consommateurs ont le choix. Et chez Marie, on revendique la qualité de ses produits. « On ne met pas n’importe quoi dans nos plats, clame le directeur. Nous sommes des industriels, c’est certain, mais on est avant tout des cuisiniers. Nous disposons au sein de l’usine d’une unité recherche et développement qui travaille en collaboration avec deux nutritionnistes. » Marie cherche sans cesse à renouveler sa gamme, à la rénover.

La gamme des plats cuisinés Marie, ce n'est pas moins de 60 recettes. Ouest-France
Le goût, la traçabilité des produits, « provenant essentiellement de France », la volonté de ne pas ajouter d’additif ou encore de texturant, tout en proposant une barquette 100 % recyclable, sont la clef de voûte du succès de Marie. Et quand on déambule dans les ateliers de fabrication sabolien, on se croirait presque derrière la gazinière d’une cuisine traditionnelle.

Les étuves où sont cuisinées les barquettes à basse température. Ouest-France
Presque parce que là , le cuisinier est vêtu de pied en cap de blanc mais aussi de bottes pour des questions d’hygiène. « Tous nos plats préparés sont cuits dans de grandes étuves à basse température pour qu’ils conservent toutes leurs qualités. Ils peuvent ainsi se garder une quarantaine de jours. »

Une fois cuites, les barquettes rejoignent la base logistique du Bailleul où ensuite elles seront expédiées à travers la France. Ouest-France
Après un plan de croissance s’étalant sur cinq ans, le site sabolien a désormais envie de se « stabiliser » à écouter Philippe Van Den Bossche. « Le développement va s’opérer à présent sur d’autres sites de la marque à Briec dans le Finistère mais aussi à Viriat (Ain). Il nous faut absorber cette croissance. Nous n’avons pas la capacité de produire jusqu’à 20 000 tonnes. » Cela passe peut-être aussi par une croissance externe…