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Sablé-sur-Sarthe. L’opération séduction de la mission économique à bord du « Sablésien II »... |
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Des nouveaux acteurs du tissu économique sabolien ont été invités à bord du Sablésien II, jeudi 2 juin 2022. © Ouest-France
Près de 40 salariés et dirigeants venus travailler sur le territoire de Sablé-sur-Sarthe au cours des derniers mois ont été réunis pour une soirée d’accueil à bord du bateau-restaurant Le Sablésien II par la mission économique du Pays sabolien, jeudi 2 juin 2022.
« C’est une première », annoncent Pierre-Marie Gourhand, responsable de la mission économique du Pays sabolien, et sa collaboratrice Sounia Chanfi, chargée de mission. Tous deux ont joué en quelque sorte les G.O. (« gentils organisateurs ») le temps d’une soirée d’accueil destinée aux nouveaux salariés et aux nouveaux dirigeants du territoire. « Nous avons écrit aux entreprises pour convier tous ceux qui ont été embauchés depuis janvier 2021 », indique Pierre-Marie Gourhand.
Trente-neuf ont répondu à l’invitation et se sont présentés au port de Sablé-sur-Sarthe, jeudi 2 juin. Ville et communauté de communes, parties prenantes de cette initiative, avaient choisi un lieu symbolique pour les réunir : Le Sablésien II, le bateau-restaurant qu’elles ont racheté ensemble il y a un an. D’autant plus symbolique que le couple à la barre est aussi arrivé récemment. Geoffrey et Lucile Boureau, originaires d’Angers, entament leur deuxième saison.
« Il fait bon vivre ici quand on a 30 ans »
Avant une croisière sur la Sarthe vers Juigné, avec cocktail sur le pont de l’embarcation, les invités ont eu le droit à une présentation plus institutionnelle dans la salle du restaurant pour vanter les mérites du coin. « C’est un territoire qui a toujours su rebondir face aux contextes particuliers, avec des hommes forts depuis Colbert de Torcy », a relaté le président du Pays sabolien, Daniel Chevalier, en référence à celui qui a fait reconstruire le château au XVIIIe siècle.
Deux trentenaires arrivés récemment ont aussi pris le micro pour souligner la qualité des services qu’ils ont trouvés. « Il fait bon vivre ici quand on a la trentaine », a déclaré Anaïs Rué, originaire d’Auvers-le-Hamon et revenue, à 30 ans, reprendre l’entreprise familiale dans le Pays sabolien après l’avoir quitté à 15 ans pour ses études.
« Les structures culturelles et sportives sont accessibles, il n’y a pas de difficulté pour faire garder ses enfants », a-t-elle estimé, sous le regard approbateur d’Alexis Faucheux. Ce néo-Sabolien de 38 ans, qui travaille pour une coopérative de paysagistes et d’urbanistes, cherchait une ville de taille moyenne entre Paris et la mer. « J’ai mis tout un tas de critères dans la balance et je suis tombé sur Évron, La Ferté-Bernard et Sablé-sur-Sarthe », explique-t-il, pas mécontent d’avoir choisi la troisième option.

Alexis Faucheux et Anaïs Rué, deux trentenaires installés récemment à Sablé-sur-Sarthe, ont vanté les mérites du territoire. Ouest-France
Le défi de l’habitat
Si eux ont trouvé un logement conforme à leurs attentes, ce n’est pas le cas de tous. Le maire Nicolas Leudière a d’ailleurs rappelé dans son intervention que des efforts étaient menés pour « offrir un habitat digne de ce nom », un domaine « où il y a encore beaucoup de choses à faire ». L’édile a cité plusieurs projets immobiliers en cours ou à venir : près du centre aquatique, à Gastines et rue de Sarthe.
Denis Lambert, le président du directoire du géant volailler LDC, présent jeudi soir aux côtés des élus, avait déjà pointé le défi de l’habitat lors de son intronisation à la tête du Club de développement, en avril dernier. « Je connais des cadres de mon entreprise qui hébergent chez eux de nouveaux embauchés car ils ne trouvent pas de solution », avait-il déclaré, soulignant l’« urgence » de ce dossier.
Pierre-Marie Gourhand en est aussi conscient. « Nous avons plus d’emplois que d’habitants. Environ 8 000 personnes viennent travailler ici tous les jours », signale-t-il de son côté. Avec l’espoir d’en retenir davantage en ville : « Un salarié qui habite sur place pourra être plus fidèle à son entreprise et fréquenter davantage le centre-ville. »