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Sablé-sur-Sarthe. D’une vieille bâtisse, ils veulent faire naître un espace de « co-living »... |
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Anaïs et Nicolas Rué ont lancé les travaux de leur espace de « co-living ». © Ouest-France
Anaïs et Nicolas Rué ont entamé les travaux pour aménager un espace de « co-living ». Cette colocation géante, en bord de Sarthe, doit accueillir ses premiers locataires à la rentrée 2022.
L’annonce proposait à la vente un charmant bâtiment, rue d’Erve à Sablé-sur-Sarthe, avec « des dépendances ». Mais lors de leur visite en 2019, Anaïs et Nicolas Rué ont eu la mauvaise surprise de découvrir un deuxième bâtiment « proche de l’insalubre ». Une vétusté qui n’a pas effrayé le couple qui décide alors de transformer cette quasi-ruine en un espace de « co-living ».
Sur les 441m² de l’annexe, les deux trentenaires vont faire aménager sept studios meublés, de 15 à 30m², avec salle de bains, salle de sport et pièce commune, « tout ce qu’il faut pour être chez soi », commente Nicolas Rué. Au-delà de l’investissement immobilier, les deux tourtereaux veulent créer un espace de vie. « Sablé, c’est une ville que l’on quitte pour ses études en général et lorsque l’on y arrive, ça peut ne pas être évident de rencontrer des gens », développe Anaïs Rué, originaire d’Auvers-le-Hamon.
Ce genre de projet émerge déjà dans plusieurs autres grandes villes. « À Paris, par exemple, certains co-living vont être à thème, sur le sport ou l’art par exemple. Ils peuvent y proposer des activités, des karaokés, des ateliers cuisine. Nous, dans notre projet, nous n’irons pas jusque-là . »
Logements indépendants pour jeunes actifs
Les propriétaires espèrent attirer « des jeunes actifs » dans un premier temps, voire des étudiants. Leur argument ? « Des loyers hyperaccessibles compris entre 350 et 500 € par mois, charges comprises. » Avec en supplément : une vue imprenable sur la Sarthe depuis le salon.
Habitant de l’autre côté de la cour, Anaïs et Nicolas Rué tiennent cependant à laisser « une totale indépendance » à leur locataire. L’entrée est séparée pour les locataires afin de dissocier la colocation de l’habitation des trentenaires.
Les travaux ont d’ores et déjà démarré depuis le mois de juin dernier. Le couple a commencé par démolir et vider le bâtiment. « On a fait tourner la déchèterie. À la fin, ils nous connaissaient », plaisante la propriétaire. L’étape désormais terminée, « on a remis les clefs aux artisans maintenant ». Le chantier doit durer jusqu’aux alentours d’avril 2022, si aucun retard n’est pris. Les premiers locataires sont, eux, attendus à la rentrée 2022.
Bénéficiaires du projet « cœur de ville »
La création de cette colocation géante a nécessité, pour Anaïs et Nicolas Rué, un investissement de 450 000 €. Dans le projet, les propriétaires ont pu bénéficier du soutien d’Action logement, dans le cadre du projet cœur de ville. Dans le détail, l’organisme subventionne le projet à hauteur de 262 000 €, dont la moitié en subvention. La mairie de Sablé, quant à elle, participe également au financement à l’aide de trois primes, dont le montant global s’élève a 14 000 €.
Dès lundi, le gros des travaux va pouvoir commencer. Ce « grand grenier avec quatre générations de meubles à l’intérieur », des mots de Nicolas Rué, va pouvoir entamer sa mue.