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Ruaudin. Projet de renaturation de deux cours d’eau... |
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Samuel Loison. © Le Maine Libre
Lors du dernier conseil municipal de Ruaudin, Samuel Loison, conseiller délégué aux espaces publics, a présenté un projet de renaturation des cours d’eau du Roule-Crottes et de l’Arche-aux-Moines, à l’aide d’une esquisse. Ces deux ruisseaux sont situés entre le Petit et le Grand Plessis, à proximité de la ferme des Douves.
Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large portée par le Syndicat mixte Sarthe est aval Unifié (SMEAU), qui lance actuellement une étude de priorisation de ses actions de restauration sur l’ensemble de ses bassins-versants.
Un enjeu majeur pour les milieux aquatiques
Le SMEAU est un établissement public chargé de l’animation et de la coordination de la gestion des milieux aquatiques. Il a pour mission, dans l’intérêt général, d’entretenir et de restaurer plus de 450 kilomètres de rivières sur son territoire. L’objectif est de gérer la ressource en eau de manière cohérente à l’échelle de chaque bassin-versant, tout en associant l’ensemble des acteurs locaux.
Retrouver le lit naturel des cours d’eau
Le projet est mené en partenariat avec l’université du Mans. « Ces deux ruisseaux ne sont plus dans leur lit naturel. L’objectif est de le retrouver et ainsi limiter les risques d’inondation », a expliqué Samuel Loison.
Aujourd’hui, le Roule-Crottes et l’Arche-aux-Moines, qui se retrouvent à un point de jonction, suivent une trajectoire rectiligne, alors qu’ils traversent une zone humide. Le projet prévoit la création de méandres, en dégageant la partie basse du terrain, afin de redonner un fonctionnement naturel aux cours d’eau. Cette opération viendrait en continuité et en complément du projet communal des Douves.
Pas de coût pour la commune
Estimé à environ 400 000 €, le projet n’engagerait aucune dépense financière pour la commune. Il ferait l’objet d’une convention précisant les modalités d’intervention. Le vote du conseil municipal permet simplement à Ruaudin d’être associée au projet.
Un suivi sur trois ans est prévu afin d’observer l’évolution de la faune aquatique. En amont, un inventaire de la faune, de la flore et du niveau de la nappe phréatique a déjà été réalisé par le Conservatoire d’espaces naturels (CEN). Le site abrite notamment de très petites écrevisses ainsi qu’une libellule protégée, l’agrion de mercure.
Le conseil municipal a donné son accord de principe pour la poursuite et la réalisation du projet. Les travaux pourraient débuter en septembre 2026.