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Rouillon. De l’analyse financière au paysage : « Je retrouve du sens dans mon travail »... |
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Denis Bray (devant à gauche) apprécie la petite taille du groupe de stagiaires (ici en demi-groupe) qui s’entraident dans leurs apprentissages. © yanne boloh
Denis Bray, 44 ans, finit actuellement son BP-Aménagements paysagers à l’AgroCampus de la Germinière, à Rouillon (Sarthe). Il explique son parcours.
Évidemment, travailler sous la pluie n’est pas le rêve principal de Denis Bray, 44 ans, qui finit actuellement son BP-Aménagements paysagers à Rouillon (Sarthe). Mais il accepte ces moments un peu plus compliqués car « je retrouve vraiment du sens dans mon travail. En fin de journée, je vois concrètement ce que j’ai fait, ce que je n’avais plus dans mon précédent métier ».
Après vingt-deux ans dans la banque, et malgré un parcours professionnel satisfaisant avec des évolutions régulières de postes qui l’ont conduit de Paris à Nice puis au Mans, il n’avait pas envie de déménager avec sa famille une fois de plus.
« J’avais besoin de retrouver de l’utilité au quotidien »
« Depuis plusieurs années, je réfléchissais car je suis entré un peu par hasard dans la banque et je ne m’y sentais pas pleinement à ma place. Un de nos amis de Tours (Indre-et-Loire), un ancien graphiste, s’est reconverti dans le paysage. Je suis resté quatre à cinq ans avec cette idée, explique Denis Bray. Puis, un ouvrier d’une entreprise à laquelle nous avions fait appel pour notre propre maison m’a raconté qu’après avoir été commercial, il suivait justement cette formation à Rouillon. Bien sûr, j’ai eu des moments de doutes car c’est un changement du tout au tout. Je ne suis pas ce qu’on appelle un grand bricoleur, même si je progresse. Mais j’avais vraiment besoin de retrouver de l’utilité au quotidien », confie le quadragénaire.
À l’occasion d’une nouvelle évolution de son poste, il se décide, contacte le CFPPA pour valider son projet, notamment la réalité du marché de l’emploi. Or, justement, le secteur est particulièrement demandeur. L’ancien banquier obtient alors une rupture conventionnelle et entre en formation. « Nous avions vécu à Nice l’effet du changement climatique avec de très fortes inondations. Nous savons qu’il faut sortir du tout béton. À l’occasion de mon stage, j’ai aussi vu qu’une collectivité comme Le Mans pouvait mettre en œuvre une réelle volonté de revégétaliser ».
Denis Bray veut continuer à progresser dans un poste de salarié pour continuer à acquérir des compétences pratiques à l’issue de sa formation. « La formation est vraiment intense dans de nombreux domaines. Je n’imaginais même pas qu’il puisse y avoir tant de noms différents pour parler d’escaliers ! » sourit Denis Bray. Il apprécie aussi la petite taille du groupe et la diversité des parcours des stagiaires qui s’entraident dans les apprentissages.
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