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Restauration. Le chocolatier Bellanger s’étend au Mans et à l’étranger... |
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Arnaud Longchambon et Vianney Bellanger. © Ouest-France
La chocolaterie Bellanger va ouvrir un second point de vente, à deux pas du magasin d’origine, place Saint-Nicolas. Dans le même temps, elle poursuit l’ouverture de "corners" à Dubaï, avant l’Allemagne et le Japon.
Certains regretteront le charme suranné de cette « bonbonnière », qui n’a guère changé d’aspect depuis 1977 ; tous les autres plébisciteront l’agrandissement programmé de la chocolaterie Bellanger. Après une hésitation - fallait-il choisir de s’installer dans les futurs locaux commerciaux de la Visitation ? - Vianney Bellanger et son associé et beau-frère Arnaud Longchambon ont préféré saisir l’occasion qui leur était donnée de demeurer place Saint-Nicolas, leur fief.
À l’étroit
Ce sera donc dans l’ancien magasin de chaussures Scarpy, à l’angle de la place et de la rue de l’Étoile. Une aubaine pour l’équipe du chocolatier, à l’étroit dans les 9 m2 de la boutique.
Depuis le rachat de Béline, en 1998, il était bien difficile d’y présenter les collections qui n’ont cessé d’augmenter. Les vendeuses n’auront plus à marteler les marches de l’étroit escalier en colimaçon.
Dans l’ex-commerce de chaussures, les deux associés vont bénéficier d’un espace de 70 m2 au rez-de-chaussée. Le rêve ! Vianney Bellanger projette d’y installer un comptoir réservé aux commandes, un espace dédié à la pâtisserie et même peut-être un coin démonstration. La nouvelle surface permettra aussi de développer l’offre de glaces maison, peu répandue dans le centre-ville.
« La pâtisserie, on l’a développée mais je ne veux pas aller trop loin, remarque Vianney Bellanger. On va travailler la pâtisserie en frais qui se garde quatre à cinq jours. Mon métier reste celui de chocolatier et nous continuerons à proposer des créations, avec une gamme plus lisible. »
Deux boutiques, deux concepts
À l’étage, Vianney Bellanger prévoit de placer le stockage et le conditionnement, et peut-être d’y transférer la salle de cours actuellement au laboratoire du Ribay. La décoration de l’espace du bas n’est pas encore totalement arrêtée, même si les deux associés ont envie d’une ambiance entre tradition et modernité, pour que le client ait le sentiment de pénétrer dans la maison Bellanger au sens littéral du terme.
Ce sera à La Taupe, l’agence mancelle d’aménagement, de trouver la bonne synthèse. Chaleureux mais pas old school ! « En attendant, on va sticker la façade pour ne dévoiler la déco qu’au moment de l’ouverture, qu’on espère pour la fin novembre. »
Et la boutique historique, alors ? Elle demeurera un commerce, dédié à un nouveau concept autour de pâtisseries, de boissons chaudes et froides. Il ne devrait pas y avoir « d’instantané » style crêpes et gaufres.
Il vend partout dans le monde
Les deux boutiques continueront donc à entretenir la réputation du chocolatier manceau, également présent à tours, et qui s’appuie sur des implantations à l’étranger sous la forme de « corners », des espaces de vente de quelques mètres carrés dans des magasins affichant d’autres enseignes. Bellanger, qui a posé un pied à Dubaï, possédera bientôt un troisième espace à Münster, en Allemagne, et sans doute au Japon, sous la forme d’un corner éphémère.
Grâce au labo du Ribay, la maison Bellanger, 32 personnes au total et deux de plus après l’ouverture de la rue de l’Étoile, se positionne aussi sur le marché des entreprises. Elle a pour clients des noms prestigieux comme Hermès ou Richemont (Cartier, Montblanc) et des comités d’entreprise de grands groupes hexagonaux.
« On propose des produits personnalisés dans des délais d’une semaine, ce qui nous permet de remporter des marchés, relève Vianney Bellanger. Depuis 1998, l’entreprise a toujours été en croissance. Il y a de la demande, et on veut aller chercher ces développements. » Entre les deux magasins manceaux restera le bureau de tabac. Pour combien de temps ?