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REPORTAGE. La photo d’école, comment ça marche ?... |
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La photo de classe reste un instant difficile à mettre en place pour la photographe. © Ouest-France
La photo d’école reste un moment inoubliable pour bon nombre d’entre nous. Son organisation n’est pas une simple affaire. Avant, pendant et après la photo, comment ça marche ? Fabienne Ragot, photographe dans l’entreprise Photo Roncière, à Château-du-Loir (Sarthe), travaille avec une cinquantaine d’établissements scolaires. Elle raconte.
Jeudi 12 octobre 2023, il régnait une drôle d’effervescence à l’école communale de Marigné-Laillé (Sarthe). Les enfants portaient même une tenue inhabituelle, beaucoup plus soignée, à l’image du petit Enzo qui arborait fièrement un borsalino et une cravate. Il faut dire qu’aujourd’hui, c’est la photo d’école. Cette fameuse photo qui s’installera durablement sur le buffet de la salle à manger des grands-parents ou dans vingt ans, naviguera sur les réseaux sociaux en quête de nostalgie.
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C’est un instant Incontournable et attendu des parents d’élèves. Pour cette journée exceptionnelle, on a sorti les belles tenues, soigné les coiffures, accroché des accessoires vestimentaires. Et l’essentiel étant que chaque gamin puisse maintenir sa belle tenue jusqu’au moment du cliché.
La photo scolaire se déroule en deux temps. En salle de motricité, la photographe y a installé un mini-studio pour les clichés individuels. Y défile parfois une fratrie complète. Puis l’ensemble des élèves d’une classe accompagnée de l’institutrice et des Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) rejoignent les bancs et installation extérieure pour la photo de classe. Là , la photographe doit user de toutes les ruses professionnelles pour maintenir l’attention des enfants, contrôler la bonne place ou l’orientation de la tête d’un bambin. Mille petits détails qui feront la qualité du cliché.
Une cinquantaine d’écoles intéressées
 Une quarantaine d’établissements scolaires font appel à nous, chaque année, depuis très longtemps. Et d’autres nous ont découvert par le bouche-à -oreille d’école en école. Aujourd’hui, nous travaillons pour cinquante établissements scolairesÂ
, confie Fabienne Ragot, la photographe.  Et nous prospectons chaque année pour obtenir de nouveaux contrats.Â
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L’activité de prises de vues scolaires se déroule à 95 % du 15 septembre jusqu’aux vacances de la Toussaint. Et la production de tous les tirages sur papier photo traditionnel, dans le laboratoire de Montval-sur-Loir, des vacances de la Toussaint, jusqu’à mi-décembre.  Afin que toutes les écoles livrent les commandes aux familles avant les vacances de Noël.Â
Rencontrez-vous des difficultés particulières notamment au niveau du droit de l’image ? La professionnelle concède :  Les écoles sont très bien organisées. Elles demandent en amont aux familles toutes les autorisations.Â
À l’issue de cette séance photo, le travail n’est pas terminé  Après la prise de vues, arrive le choix des bonnes photos, puis la retouche vue par vue, plus d’égratignures, plus de boutons, plus de taches sur les vêtements, et en restant le plus naturel possible.Â