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Régulation de l’installation des médecins : comment les députés sarthois ont-ils voté ?... |
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Les internes voient d’un très mauvais Å“il l’adoption de la loi. © Photo d’archives PO-Nathalie BOURREAU
Sur les 99 députés qui se sont prononcés en faveur de la loi transpartisane visant à lutter contre les déserts médicaux, on ne compte que deux des cinq élus sarthois.
La proposition de loi du député mayennais Guillaume Garot visant à lutter contre les déserts médicaux a été votée en première lecture à l’Assemblée nationale ce mercredi 7 mai 2025. Elle prévoit notamment de conditionner l’installation d’un praticien dans une zone surdotée au départ d’un de ses confrères, mais aussi d’ouvrir une première année de médecine dans chaque département ou encore de supprimer la majoration de tarif en l’absence de médecin traitant.
Si l’hémicycle était pour le moins clairsemé lors du vote qui s’est déroulé tard le soir (seulement 118 votants), 99 députés se sont prononcés pour cette régulation de l’installation des médecins, 9 contre, 10 se sont abstenus. Seuls deux députés sarthois étaient présents : Élise Leboucher (LFI) et Eric Martineau (Les Démocrates), qui ont tous deux voté en faveur de la loi. Marietta Karamanli (Socialistes et apparentés) et Julie Delpech (Ensemble pour la République), favorables à la loi, n’étaient pas présentes dans l’hémicycle. La première était en mission parlementaire au Maroc :  J’avais donné délégation pour voter, comme cela se fait dans des situations très limitées quand nous participons à des réunions en tant que représentants de l’Assemblée ou en cas de maladie, mais elle n’a pas fonctionnéÂ
, regrette la députée de la 2e circonscription de la Sarthe. Julie Delpech n’a pu se déplacer pour  raison personnelleÂ
. Jean-Carles Grelier, opposé à la loi, était également absent.
Un examen au Sénat à l’automne
Le 2 avril 2025 déjà , les députés avaient voté (155 pour, 85 contre) l’article 1er de cette proposition de loi transpartisane (plus de 250 députés cosignataires, de LR à LFI) portée par le socialiste mayennais Guillaume Garot.
Les internes en médecine et les syndicats de médecins, sont farouchement opposés à cette loi qu’ils jugent menaçante pour l’exercice libéral.
La loi doit maintenant être examinée au Sénat, ce devrait être au courant de l’automne.