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Raphaël Glucksmann prépare ses habits de candidat en esquissant un début de programme... |
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Raphaël Glucksmann, leader du parti Place Publique, lundi 23 juin à Paris (Photo by Thomas SAMSON / AFP) © AFP
Le leader de Place Publique a présenté lundi 23 juin sa « vision pour la France ». Face à LFI, il demande que la gauche social-démocrate « arrête de se faire marcher dessus ».
Il ne se dit pas encore officiellement candidat, mais il en prépare les habits. Raphaël Glucksmann a présenté lundi 23 juin sa « vision pour la France », à deux ans de la présidentielle de 2027. Avec l’ambition de faire vivre une offre politique au centre gauche, entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.
L’essayiste de 45 ans met l’accent sur trois thématiques : « l’écologie, le travail et la justice ». Une manière de compléter une image personnelle plutôt associée aux enjeux internationaux, pour celui qui est arrivé en troisième position lors des élections européennes, l’an dernier, avec 13,8 % des voix dans le cadre d’une alliance avec le Parti socialiste.
« Développement du made in France », « sobriété énergétique », introduction de la proportionnelle… l’eurodéputé souhaite faire passer le smic à 1 600 € en deux ans, ou encore rééquilibrer « la fiscalité entre le travail, le capital et l’héritage ». Des jalons programmatiques que le petit parti Place Publique souhaite mettre « au pot commun à gauche », avant de discuter avec le PS et, espère-t-il, de rassembler la gauche « compatible ». C’est-à-dire sans la France insoumise : Raphaël Glucksmann défend une ligne d’autonomie, afin « que la gauche pro-européenne et viscéralement démocrate arrête de se faire marcher dessus ».
Selon Raphaël Glucksmann, c’est l’absence de travail sur un projet qui a « conduit à la domination de la gauche par Mélenchon et les Insoumis ». C’est pourquoi il a donné la priorité, ces derniers mois, à des déplacements sur le terrain et à une réflexion « sur le fond ».
Interrogé sur un éventuel conflit d’intérêts avec sa compagne, la journaliste Léa Salamé, qui prendra en septembre la présentation du 20 H de France 2, Raphaël Glucksmann a répondu que tout serait « tranché de manière transparente » s’il devenait officiellement candidat.