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Projet de cabanes touristiques : un recours auprès du tribunal administratif... |
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Coucoo Cabanes possède cinq domaines de ce type en France. © Archives Coucoo cabanes
Deux habitantes de Chemiré-en-Charnie (Sarthe) ont déposé un recours auprès du tribunal administratif contre la communauté de communes quant à la modification du PLU pour le dossier Coucoo cabanes.
Le projet avait été validé par la communauté de communes LBN Communauté en juin 2024 : le projet Coucoo cabanes semblait alors en bon ordre de marche. Vingt-neuf cabanes touristiques, autour du plan d’eau des 32 hectares du site de l’abbaye d’Etival. Un projet revu et corrigé au printemps 2024 pour répondre aux remarques de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE). Puis le vote des élus communautaire sur la mise en conformité du plan d’urbanisme avec le projet.
Contestation
Un projet qui ne fait pas l’unanimité. Deux habitantes, en particulier, contestent le projet. Fin octobre 2024, un recours gracieux avait été lancé auprès de la communauté de communes, demandant l’annulation de la délibération sur la conformité du plan local d’urbanisme. La raison invoquée portait sur l’importance environnementale du site, de sa biodiversité et de sa protection dans son ensemble, expliquait sobrement l’une des deux citoyennes. Une requête à laquelle la communauté de communes n’a pas donné suite.
Mercredi soir 26 février 2025, lors d’une réunion du conseil communautaire, le président Daniel Coudreuse a informé qu’un recours en contentieux avait été déposé auprès du tribunal administratif début janvier par les mêmes personnes, pour les mêmes raisons. En cause,  une petite parcelle qui a été classée en zone de loisirsÂ
, résume-t-il.  Nous avons pris un avocatÂ
, pour s’occuper du dossier.
Pas suspensif
 Le recours auprès du tribunal administratif n’est pas suspensifÂ
, fait remarquer de son côté le maire de la commune. Dans l’absolu, le dossier peut donc se poursuivre. Contactée, la société portant le projet - qui possède cinq domaines de ce type en France - n’a pas réagi au moment où nous écrivions ces lignes.
À Chemiré-en-Charnie, la réaction s’était déjà fait connaître en octobre dernier avec une pétition sous forme de lettre ouverte lancée par un collectif d’habitants désapprouvant ce recours et soutenant la poursuite du projet Coucoo, constatait alors le président de l’association Charnie Environnement.