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Présidentielle. En marche vers les législatives : « Des campagnes très courtes mais intenses  »... |
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Auriane Rezé-Duclos, référente de LaRem en Sarthe, annonce qu’elle ne sera pas candidate aux prochaines élections législatives. © Le Maine Libre – Denis LAMBERT
Auriane Rezé-Duclos, la référente de La République en Marche en Sarthe, évoque la nouvelle campagne à venir : les législatives des 12 et 19 juin 2022. Les deux députés de la majorité présidentielle, Damien Pichereau (1re circonscription) et Pascale Fontenel-Personne (3e), ne se représentent pas.
« Le Maine Libre » : Comment vont s’opérer les investitures pour les élections législatives des 12 et 19 juin ?
Auriane Rezé-Duclos, référente LaRem Sarthe : « Ça va ressembler un peu à ce qui s’était passé en 2017 mais avec une première différence. Il y a cinq ans, nous avions deux partis : La République en marche et le MoDem. Cette fois, il faut compter en plus avec Agir, Horizons, le parti radical, En Commun et Territoire de progrès. Il faut réussir à trouver les équilibres en fonction de leurs contributions militantes, financières, en termes d’élus également et de poids politique. Il faut également respecter la parité dans les candidatures à laquelle nous sommes très attachés : 50 % d’hommes et 50 % de femmes. La commission d’investiture est présidée par Richard Ferrand avec des représentants des autres partis de la majorité présidentielle ».
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En 2017, on avait avancé le chiffre de 200 candidatures à l’investiture en Sarthe. N’importe qui pouvait candidater sur une plateforme en ligne.
« C’était très révolutionnaire et c’était adapté à notre situation de parti politique très jeune. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus structurés et nous avons des élus qui forment un réseau et qui peuvent identifier des candidatures potentielles. Nous avons une vingtaine de maires et un président de communauté de communes (Nicolas Rouanet, président du sud est manceau, NDLR) qui nous soutiennent. Le réseau s’est étoffé. Il n’y aura pas de plateforme en ligne. Les gens savent où nous trouver. Les deux députés sortants ont été déjà sollicités. Aujourd’hui, une dizaine de candidats solides se sont manifestés auprès de moi. Après la présidentielle de ce dimanche, il y aura peut-être aussi d’autres personnes à postuler ».
Ce sont des candidats qui s’étaient déjà manifestés en 2017 ?
« Pour certains oui. Mais, il y a aussi des nouvelles candidatures qui se sont déclarées récemment ».
Pascale Fontenel-Personne, députée Modem, défend la candidature d’Éric Martineau dans la 3e circonscription. C’est donc déjà fait ?
« Éric Martineau (maire de Chenu, NDLR) a en effet déjà fait part de sa volonté d’être candidat dans la 3e circonscription. Il est soutenu par la députée sortante, Pascale Fontenel-Personne. Il a bien sûr une longueur d’avance et devrait logiquement être le candidat ».
Votre nom circule aussi pour la première circonscription, celle de Damien Pichereau, député sortant LaRem. Vous êtes candidate ?
« Non, je ne suis pas candidate. Je reste attachée aux valeurs que l’on a véhiculées en 2017 : l’engagement, ce n’est pas forcément se présenter à tout prix à une élection. On peut porter des idées sans être nécessairement élu. Je refuse personnellement de rentrer dans ce schéma avec l’idée qu’il y a des postes à prendre. Je sais que j’aurais peut-être la légitimité dans la première : je suis la référente du mouvement, la collaboratrice du député de cette circonscription dans laquelle j’ai travaillé pendant cinq ans. Je ne crois pas que le mandat de parlementaire soit le meilleur moyen pour moi de m’épanouir. J’ai été cheffe d’entreprise et je suis beaucoup plus attirée par les mandats où l’on mène une action concrète et rapide ».
Les deux députés sortants ont décidé de passer la main. Est-ce que ce n’est pas une difficulté supplémentaire ?
« Évidemment, on est déçu qu’ils arrêtent. Ils ont porté des dossiers, défendu le territoire. Mais, ils portent aussi l’idée de renouvellement que l’on défend depuis 2017. Ils ne veulent pas s’accrocher à tout prix à leur siège. D’un point de vue pratique, ce serait bien sûr plus simple à gérer trois circonscriptions plutôt que cinq pour la campagne des législatives. Si on fait de la politique pour être réélus, on perd la notion d’intérêt général au profit de l’intérêt personnel. Damien Pichereau le dit souvent : on est beaucoup plus libre quand on ne pense pas à sa réélection ».
Quel est le calendrier défini pour les investitures ?
« En 2017, les dernières investitures étaient tombées le 9 mai. Disons qu’à la mi-mai, on saura. On peut se donner encore quelques semaines. On est devenu des spécialistes des campagnes très courtes mais intenses (rires) ».
Il y a des candidats de chaque parti de la majorité présidentielle ?
« Pour l’instant, en Sarthe il y a des candidats qui viennent du MoDem, de LaRem bien sûr, du parti Horizons, d’Agir et de Territoires de progrès. Nous comptons bien conserver les deux circonscriptions de la majorité en Sarthe et il n’est pas impossible d’aller gagner dans d’autres dans le département à la lecture des résultats ».