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Présidentielle. Ce maire sarthois est l’un des rares à avoir parrainé le médecin Arnaud Chiche... |
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Michel Gendry, ici à la mairie de Parcé-sur-Sarthe, en décembre 2019. © Photo : Archives Ouest-France
Le conseil constitutionnel a rendu publique, ce lundi 7 mars 2022, la liste finale des parrainages en vue de la présidentielle. En Sarthe, seulement un élu sur quatre a parrainé un candidat. Michel Gendry est le seul élu du département à avoir apporté son parrainage à Arnaud Chiche, le médecin anesthésiste à la tête du collectif Santé en danger, qui en totalise 21. L’édile parcéen explique ce choix « symbolique ».
La liste finale des parrainages en vue de la présidentielle a été rendue publique ce lundi par le conseil constitutionnel. Sans faire officiellement campagne, Arnaud Chiche, le médecin anesthésiste-réanimateur du Pas-de-Calais à la tête du collectif Santé en danger, a récolté un total de 21 parrainages à travers le pays. Dont celui de Michel Gendry, le maire de Parcé-sur-Sarthe.
L’édile parcéen est le seul du département et même de la région Pays de la Loire à avoir fait ce choix. Il confie ses raisons à Ouest-France.
Pourquoi avoir parrainé Arnaud Chiche ?
Par principe, je n’avais pas donné de parrainage à la présidentielle de 2017, lors de mon premier mandat de maire élu sur une liste sans étiquette. De puis, j’ai été réélu sans étiquette, mais pour cette présidentielle, ma démarche de parrainage est symbolique. Christel Baldet (infirmière-anesthésiste à l’hôpital du Bailleul et membre active du collectif Santé en danger, NDLR) m’a sensibilisé et je n’ai pas hésité longtemps.
C’était une façon de mettre en avant Arnaud Chiche dans les médias et de reconnaître le travail des soignants. Le sujet de la santé est l’un des plus importants avec la protection de l’environnement selon moi. Avec ce parrainage, je voulais contribuer à l’effort pour faire exister la santé au sein de la campagne.
En décembre, vous étiez de ceux à l’initiative pour aller à la manifestation des soignants à Paris. C’est un sujet qui vous préoccupe ?
Oui, à plus d’un titre. En tant que maire, je vois bien comment le territoire du Pays sabolien est confronté à la problématique de désert médical, avec une population vieillissante. Et d’un point de vue personnel, je suis dans la même situation que les habitants de ma commune. Je suis inquiet, comme eux, et comme beaucoup de Sarthois, par rapport à cette situation dans laquelle nous n’avons pas les mêmes chances d’être pris en charge à temps en cas de besoin. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir encore un médecin dans la commune, mais qu’en sera-t-il d’ici quelques années ?
Qu’attendez-vous des candidats en course pour l’Élysée ?
Que l’on mette des choses en place pour garantir une répartition homogène des praticiens, notamment des médecins généralistes, sur l’ensemble du territoire. Le salaire ne suffit pas. Il faut plus de reconnaissance. Est-ce qu’il ne faudrait pas aussi plus de professionnels de santé dans la gouvernance des agences régionales de santé (ARS) ? On a l’impression d’avoir une gestion administrative d’un côté et de l’autre des soignants qui font ce qu’ils peuvent sans être toujours compris.