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Pop au Parc : le bon bilan de la quatrième édition du festival gratuit de Sablé-sur-Sarthe... |
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Le public sabolien a vibré en nombre pour Joseph Kamel dans le parc du château, samedi 28 juin 2025, lors de la deuxième soirée du festival Pop au Parc. © Ouest-France
Les organisateurs ont comptabilisé 7 900 entrées sur l’ensemble de la quatrième édition du festival gratuit Pop au Parc, du vendredi 27 au dimanche 29 juin 2025, à Sablé-sur-Sarthe. Un week-end marqué par la chaleur et par le concert très suivi de Joseph Kamel.
Chance. C’est le premier mot, avec chaleur, qui nous vient à l’esprit à l’heure d’écrire ce petit bilan illustré de la quatrième édition du festival Pop au Parc. Oui, il faut mesurer la chance pour les habitants de Sablé-sur-Sarthe et des villages aux alentours de pouvoir profiter d’un tel spectacle gratuitement. De pouvoir assister sans dépenser d’oseille au concert d’un artiste comme Joseph Kamel. Un chanteur en pleine explosion qui fera l’Olympia l’année prochaine. Excusez du peu…
Joseph Kamel et la chanson sur LDC
Le chanteur caennais a rayonné sur la grande scène, samedi soir, devant quelques milliers de personnes venues pour le voir. Une prestation à classer parmi les meilleures de l’histoire du festival lancé en 2022. L’auteur-compositeur et interprète à la voix grave a conquis le public. Avec ses tubes multidiffusés en radio, comme Celui qui part, repris en chœur en ouverture et en clôture. Avec ses qualités de showman aussi.
Joseph Kamel a improvisé une chanson en direct, avec les spectateurs. Il a désigné deux personnes au hasard dans la foule, leur a demandé leur prénom et leur profession. C’est tombé sur Larbi, ancien chauffeur de poids lourds, et Sandra, employée de bureau chez LDC.
« LDC ? C’est une banque ça non ? Ou la Ligue des champions ? » s’est interrogé le chanteur, qui a découvert grâce au public l’existence du fameux groupe volailler Lambert-Dodard-Chancereul, locomotive industrielle de la ville et accessoirement parmi les mécènes du festival. C’était parti pour un morceau inédit à base de livraison de poulets… Mémorable.
Découverte et ouverture
Joseph Kamel n’est pas la seule raison de se féliciter de cette nouvelle édition de Pop au Parc. Guiz, du groupe Tryo, et Emma Peters, chacun dans leur style, ont été appréciés par des publics différents. Un peu plus ancien pour le premier, un peu plus jeune pour la deuxième.
Il y avait aussi l’énergique Liv del Estal et sa « techno trance ». Une découverte. Tout comme l’étonnant duo Casiomaha sous le chapiteau bar. Un binôme de musique électronique casqué comme les Daft Punk mais avec un style beaucoup plus étrange, quasi ésotérique, avec des cornes dorées et des franges… C’est aussi ça l’intérêt de ce genre d’événement : la découverte et l’ouverture.
L’étonnement également devant les figures de breakdance du groupe Pockemon Crews, réputé internationalement et qui a fait le show malgré le cagnard du dimanche après-midi consacré aux familles. Et l’amusement devant les créations florales et capillaires de la compagnie Quignon sur Rue, dont le drôle de salon ouvert en parallèle à l’ombre d’un cèdre du Liban, près de la promenade du château, coiffait même les crânes chauves !
Pop au Parc, c’est tout ça à la fois. Des émotions impalpables, une programmation critiquable selon les goûts musicaux de chacun, mais surtout un rendez-vous précieux. Une chance.
Le chiffre : 7 900
C’est le nombre total d’entrées comptabilisées par les organisateurs de l’association l’Entracte pour cette quatrième édition de Pop au Parc : 2 400 le vendredi soir, 4 400 le samedi soir et 1 100 le dimanche après-midi. Un bilan dans la moyenne des deux premières éditions mais derrière la troisième, qui avait dépassé les 9 000 entrées l’an dernier.