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Pollution : au Mans, une qualité d’air mauvaise ou dégradée près d’un jour sur quatre en 2022... |
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La ville du Mans a connu une année 2022 moyenne sur le plan de la qualité de l’air selon un bilan publié par Air Pays de la Loire. La faute notamment au secteur routier, principal émetteur de polluants dans l’agglomération (photo d’illustration). © Archives Ouest-France
Lundi 3 juillet 2023, l’association Air Pays de la Loire a publié son bilan détaillé pour 2022. Au Mans (Sarthe), les indices de la qualité de l’air ont été moyens pendant une majeure partie de l’année. Principal émetteur de polluants dans l’agglomération : le secteur routier, avec le passage notamment des autoroutes A11, A28 et A81.
Organisme agrée par le ministère de l’Environnement, Air Pays de la Loire vient de publier son rapport annuel détaillé de la qualité de l’air dans la région en 2022. Marquée par des records de températures élevées et des incendies, l’année est qualifiée de « moyenne » sur le plan de la qualité de l’air par l’association de surveillance.
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Au Mans, les données ont été collectées grâce à trois stations chargées de capter l’air : deux se trouvent dans le quartier Gare-sud, près de la salle Pierre-Guédou. La dernière est installée dans le quartier des Sources. Chaque station mesure différents types de pollution : particules et particules fines, ozone, dioxyde d’azote… Une autre station, périurbaine cette fois, est également en service au sud de l’agglomération, à Spay.
Le secteur routier, le chauffage au bois et l’industrie pointés du doigt
Contrairement à la Loire-Atlantique et à la Vendée, l’agglomération du Mans n’a pas connu de pics de pollution. Malgré cela, la qualité de l’air a été de qualité « moyenne » une bonne partie de l’année (75 % du temps) avec 22 jours d’indice « mauvais » notamment en juin, juillet et août. C’est moins que Nantes (28), Angers (27) et Saint-Nazaire (26). Mais la préfecture de la Sarthe présente un air mauvais ou dégradé près d’un jour sur quatre.
Selon Air Pays de la Loire, la principale source de pollution de l’air pour la métropole du Mans est le secteur routier, « émetteur majoritaire du territoire avec le passage des autoroutes A11, A28 et A81 ».
Autres problématiques pour la qualité de l’air : le chauffage au bois individuel et l’industrie, dont les émissions « sont principalement issues des activités de chantiers et BTP », indique l’organisme.
La concentration de certains polluants a diminué
Tout au long de cette année 2022, les différentes stations sarthoises n’ont pas enregistré de données supérieures aux valeurs réglementaires pour les particules (PM 10), les particules fines (PM 2,5) et pour le dioxyde d’azote (NO2). Dans l’agglomération du Mans, la concentration de polluants dans l’air suit la dynamique globale avec une diminution depuis les années 2000.
Seul l’ozone (O3) est en légère augmentation et affiche des valeurs supérieures à l’objectif de qualité. Un phénomène qui s’explique, en partie, par les fortes chaleurs relevées en 2022, notamment l’été (le deuxième le plus chaud enregistré en France)