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Pirmil. « On doit maintenir ce dernier commerce »... |
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Le maire : « C’est un bel outil de travail, il y a vraiment de quoi faire. » © Le Maine Libre
Deux fois repris puis abandonné, le bar-restaurant-épicerie est de nouveau l’objet de toutes les attentions en ce mois de décembre 2021. La mairie en a repris les clés et entend attirer de potentiels repreneurs.
L’enseigne est encore belle, tout comme les peintures extérieures et intérieures. Le « Vieux tailleur »
a encore fière allure dans cette rue principale qui traverse Pirmil pour rejoindre Vallon-sur-Gée d’un côté, Noyen-sur-Sarthe de l’autre.
Pourtant, depuis plus d’un an les rideaux sont tirés. Le bar-restaurant, dans une dernière tentative de commerce, avait laissé l’épicerie originale. Celle qui complétait l’activité du tailleur qui, dans les années 70, était l’un des commerces du village. On comptait alors un boulanger, un boucher, deux cafés…
Succession d’affaires
En 2021, la commune rachète la licence IV, transfère l’activité dans un autre local, une maison transformée en commerce, au 1, rue Henri-Laloue. Les travaux sont lancés. Devant l’imposante facture, ils s’arrêtent au rez-de-chaussée. En 2014, un couple de gérants est trouvé. Deux ans et demi plus tard, c’est le dépôt de bilan et la mise en liquidation de cette première affaire. Vente aux enchères du matériel, reprise de la licence IV qui avait été rétrocédée.
En mai 2019, un autre couple s’empare du local composé de deux salles. En mars 2020, le Covid éclate. Quelques mois plus tard, c’est le couple. L’un des deux poursuit, avec une nouvelle structure. Mais les confinements s’enchaînent, tout comme les ouvertures et fermetures. Fin octobre 2020, elle devient définitive. Re-dépôt de bilan, re-liquidation. re-vente aux enchères.
Fin novembre, quatre lots sur onze seulement ont trouvé preneur lors de la vente. Mercredi 8 décembre, le conseil municipal a voté pour le rachat des sept autres lots. Pas pour le matériel. Mais pour faire avancer le dossier
précise le maire Christian Chotard.

Le commerce ne demande qu’à prendre vie. Le Maine Libre
Nouvelle formule
Pas question pour l’élu de faire se répéter l’histoire une troisième fois, ni d’abandonner le commerce. C’est le dernier qui nous reste ! ».
Depuis cet été, la mairie s’est rapprochée de l’association 1 000 cafés œuvrant pour sauvegarder ces commerces dans les villages. Reçus il y a une dizaine de jours, ils ont visité les lieux, pris connaissance de l’historique, de la commune.
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Faisable, a priori, de relancer la boutique. Avec des garde-fous : Les repreneurs sont formés pendant quatre mois et accompagnés
souligne le maire… et ancien professionnel du secteur.
Maître d’hôtel pendant des années – dont à l’étranger – puis formateur au CFA au Mans, la restauration est son ancien secteur professionnel. Il ne faut pas attendre que le client arrive
confie-t-il. Pas question d’une gérance qui ne se contenterait que de menus le midi. Plutôt une activité traiteur en parallèle, une ouverture sur l’extérieur
ainsi que des soirées à thème, simples mais qui amènent du monde
. Et de la disponibilité.

En cette seconde salle, ne manquent plus que le bruit des assiettes et des couverts. Le Maine Libre
220 questionnaires
Les 220 questionnaires lancés à la population, en octobre, lui donnent raison d’y croire : sur la cinquantaine retournés, une grande majorité trouve excellente l’idée d’un multiservices
, se disant prête à venir y prendre un verre, avec des services comme l’épicerie, un relais colis
ou un dépôt de pain. Le distributeur automatique installé cet été par le boulanger de Chemiré-le-Gaudin, n’aurait sans doute plus lieu d’être dans ce cas. Ce dont il a été prévenu.
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Bar-tabac-épicerie Au vieux tailleur, Pirmil, maire Christian Chotard Le Maine Libre
Le scénario est lancé, mais soumis à accord avec l’association 1 000 cafés – qui salarie le repreneur – et quatre à six mois de délai
ensuite. Ce qui porterait l’ouverture éventuelle du commerce à mi-2022 au mieux
. Le tout dans un contexte global – crise sanitaire – des plus incertains. Mais c’est notre travail de mairie de ne pas laisser tomber ce commerce.
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Renseignements auprès de la mairie au 02 43 95 75 11.