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Philippe Rossignol a fait visiter son exploitation... |
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Plus de trente visiteurs ont suivi Philippe Rossignol dans ses vignes. © Le Maine Libre
Le viticulteur Philippe Rossignol installé à Parcé (Sarthe) a fait découvrir ses vignes le jeudi 22 août 2024. C’était le dernier jeudi des savoir-faire proposés par l’Office du tourisme.
Les visiteurs étaient nombreux, le jeudi 22 août au lieu-dit Les Pâqueries, pour visiter les vignes de Philippe Rossignol. Près de 40 personnes. Des vacanciers venus de toute la France si l’on se réfère aux plaques d’immatriculation des voitures serrées sur le parking : Occitanie, île de France, Normandie, Aquitaine… « Et beaucoup de Sarthois aussi
 », note Marianne Marteau, de l’Office du tourisme du Val de Sarthe. Tout l’été, ces visites organisées également autour du patrimoine et du terroir ont connu un beau succès. « N
ous avons dû parfois proposer deux visites à  la suite.Â
Le sol et les outils
Pour ce dernier jeudi, Philippe Rossignol a emmené ses visiteurs sur les deux hectares qu’il exploite à Parcé, en chardonnay et sauvignon gris (il possède aussi un hectare au Bailleul, où il cultive du merlot). Aidé de sa sœur Isabelle, il a parlé sol, orientation, gel et soleil à des visiteurs parfois avertis. Puis il a fait découvrir son matériel, notamment le gros pressoir caché sous une bâche. « Ce sont deux plaques et une vis centrale qui permet de serrer
 ».
Quelques termes techniques – comme le « débourbage » ou épuration du moût, et les visiteurs sont entrés par petits groupes dans la salle des cuves, assez exiguë. Les rouges y restent un an alors que les blancs n’y passent que six mois avant la mise en bouteille.
Une passion partagée
« On sent qu’il est passionné, que c’est son vin
 », s’émerveille Joëlle, une Sabolienne retraitée. Elle est venue avec Jean-Christophe et Sylvie. « Nous avons acheté son chardonnay, on l’a trouvé très bon et on a eu envie de voir comment ça se passaitÂ
, expliquent-ils.
Autrefois, les parents de Philippe Rossignol cultivaient du blé et élevaient des veaux sur ces terres. Philippe Rossignol, lui, côtoyait un maître de chais qui lui a suggéré de faire du vin. « En 2016, mon frère s’est lancé
, raconte Isabelle. On a commencé, au bout de trois ans, avec une petite récolte de 3 000 litres. En 2022, on était entre 10 et 12 000 litres. Cette année, à cause de la météo, ce sera beaucoup moins. Même s’il fait beau en septembre, ce sera trop tard.
 » À la fin de la visite, Philippe Rossignol a proposé une dégustation.
Pratique : pour se procurer son vin, on peut passer aux Pâquerie, à la sortie de Parcé sur la D57, après 17 heures, le samedi ou en prenant rendez-vous au 06 41 80 82 80.