|
Permis de conduire : deux coups de pouce supprimés, quelles aides encore disponibles pour le financer ?... |
1
L’utilisation du compte personnel de formation pour financer son permis de conduire est désormais limitée. © Le Courrier de l’Ouest - Josselin Clair
L’adoption de la loi de finances 2026 le 19 février modifie plusieurs aides aux particuliers. Parmi elles, celles attribuées pour le financement du permis de conduire. Le Maine Libre fait le point.
Financer son permis de conduire n’est pas simple. Selon l’entreprise Codes Rousseau, spécialiste de la formation en conduite, en 2025, le permis voiture coûtait en moyenne entre 1 500 et 2 000 euros tout compris (code et conduite incluse)
. Même si, en pratique, le prix du permis voiture varie selon plusieurs éléments tels que le nombre d’heures de formation ou la ville dans laquelle vous allez passer votre permis de conduire.
Aussi, les auto-écoles ne pratiquent pas toutes les mêmes tarifs.
Dans ce contexte, plusieurs aides existent, dont deux disparaissent après l’adoption de la loi de finances 2026. Ainsi, le financement du permis B via le compte personnel de formation (CPF) est limité, depuis le 20 février, aux uniques demandeurs d’emploi. Une restriction posée après ce constat : le permis de conduire était devenu la première formation financée par le CPF, avec un quart des dossiers traités en 2023 selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), rattachée au ministère du Travail. Soit l’équivalent de 1,5 million de candidats en 2024, selon le ministère de l’Intérieur cité par l’AFP.
Cette nouvelle mesure, qui avait été largement critiquée par LFI et le RN ainsi que par des représentants d’auto-écoles et associations, vise à recentrer le CPF sur les bilans de compétences et les reconversions et évolutions professionnelles.
Certains salariés pourront toujours utiliser leur CPF dans des cas bien spécifiques pour se former à la conduite. Ils devront notamment justifier un co-financement par l’employeur ou par le candidat.
+ LIRE AUSSI Avec le permis de conduire français, peut-on circuler à l’étranger ?
L’aide aux apprentis supprimée
Par ailleurs, l’aide aux apprentis pour financer leur permis de conduire est de son côté supprimée. Depuis le 2019, les apprentis majeurs pouvaient bénéficier de 500 euros de l’État dans ce cadre. Cette disposition n’est désormais plus possible. Parmi les arguments avancés, la « rupture d’égalité » avec les autres étudiants.
Quelles aides demeurent pour financer son permis ?
Le permis à 1 euro par jour
Il s’agit d’un prêt à taux zéro accessible aux jeunes de 15 à 25 ans. Il permet de préparer le permis B, A2 ou A1. La formation du permis B peut se faire en conduite anticipée ou supervisée. Le prêt peut atteindre 1 200 euros pour la formation initiale et jusqu’à 300 euros supplémentaires en cas d’échec à la formation pratique. Le candidat peut rembourser jusqu’à 30 euros maximum par mois.
Le Fonds d’aide aux jeunes
Cette aide ponctuelle est destinée aux jeunes de 18 à 24 ans en situation difficile, notamment lorsqu’ils ne peuvent pas s’appuyer sur le secours de leur famille (conflits, précarité financière…)
détaille le conseil départemental de la Sarthe. Elle est soumise à des critères de statut et de ressource. Elle peut aller jusqu’à 700 euros.
L’aide pour les demandeurs d’emploi
Dans le cadre d’une recherche d’un emploi, vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, d’une aide de France Travail pour financer votre formation au permis de conduire (permis B).
Par ailleurs, des aides peuvent être attribuées au niveau local. Certaines communes mettent en place des dispositifs pour favoriser la mobilité de leurs administrés.
Vous avez des questions ?
En remplissant le formulaire ci-dessous, vous pouvez adresser toutes vos questions à la rédaction du Maine Libre sur tous les sujets d’actualité locale et nationale qui vous préoccupent, mais aussi sur des questions pratiques (sécurité routière, Code de la route, réglementations…). Les journalistes s’efforceront de vous apporter des réponses.
Vous pouvez également nous poser vos questions par courrier (courrier des lecteurs, Le Maine Libre, 28, place de l’Éperon, 72 000 Le Mans), par mail : lemainelibrevousrepond@maine-libre.com et sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) avec le hashtag #LeMaineLibreVousRepond.