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Pays fléchois. Héberger un jeune travailleur, ça vous dit ?... |
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Les partenaires du dispositif Hébergement temporaire chez l’habitant sont l’État, la Région, la communauté de communes et l’association Le Flore. © Le Maine Libre
Un dispositif nommé « Hébergement temporaire chez l’habitant » est en phase de déploiement dans le Pays fléchois, fin 2020. Les personnes acceptant de louer une chambre meublée à un apprenti ou à un jeune travailleur sont invitées à se manifester auprès de l’association Le Flore Habitat Jeunes qui est chargée de piloter ce service.
Proposé à l’échelle régionale depuis plusieurs années, le dispositif Hébergement temporaire chez l’habitant (HTH) prépare son arrivée dans le Pays fléchois. Myriam Lucas, en charge de l’animation du dispositif pour la communauté de communes, résume ainsi son fonctionnement : Nous avons d’un côté des propriétaires de maisons ou de logements qui ont des chambres vacantes. Plutôt que de les chauffer inutilement, notamment l’hiver, ces personnes les proposent à des jeunes en mobilité qui ont besoin de se loger au plus près de leur lieu de formation, d’emploi ou de stage
. L’intervenante socio-éducative précise : Initialement, c’était ouvert aux apprentis, c’est d’ailleurs le public qui est majoritaire visé, et ça a été élargi aux jeunes qui viennent de trouver un emploi ou un stage. Cela s’adresse à des jeunes actifs qui ont besoin de trouver un hébergement lié à l’emploi
.
L’association Le Flore gère le dispositif
Les utilisateurs de ce service ont entre 15 et 30 ans.
L’association Le Flore Habitat Jeunes fait l’interface entre ces demandeurs et les hébergeurs. La structure dispose d’un fichier de propriétaires et assure la mise en relation des deux parties ainsi que les démarches intermédiaires. Nous sommes présents lors de la contractualisation.
En amont, Le Flore a visité le logement proposé et vérifié qu’il répond aux critères du dispositif.
La chambre chez l’habitant doit être meublée. Soit elle est équipée d’une salle de bain et d’une cuisine, soit l’hébergé partage ces espaces avec les propriétaires. Les draps sont fournis. Selon les cas, le petit-déjeuner et les repas peuvent être fournis.
Le loyer est de 15 € la nuit
Le jeune hébergé, comme son logeur, verse une cotisation d’adhésion de 2 € à l’association Le Flore. Un contrat d’hébergement qui se veut simple (deux pages) lie les deux parties. L’hébergé verse un loyer de 15 € par nuit à son hébergeur (plafond de 250 € par mois – 270 € l’hiver). Ce dernier reverse 1 € par nuitée à l’association Le Flore (plafond de 20 € par mois).
Cette formule est présentée comme gagnant-gagnant pour l’usager et le propriétaire. Le jeune se loge à un coût raisonnable via une organisation simple et souple. Le Flore lui assure un accompagnement. Et pour les mineurs ou les déracinés, l’hébergement chez l’habitant constitue une forme d’encadrement et de sécurité.
Du côté des propriétaires, le HTH leur assure une rentrée d’argent et pour certains des relations sociales. Autre avantage : eux aussi bénéficient de la structure support qu’est l’association Le Flore. Ce n’est pas de la location pour faire du business ; l’hébergeur va avant tout rendre service à un jeune
précise le directeur de Le Flore Habitat Jeunes.
Recherche hébergeurs
Voilà donc explicité le concept de l’Hébergement temporaire chez l’habitant. Pour qu’il se décline concrètement dans le Pays fléchois, il faut que des hébergeurs se fassent connaître. Le Flore invite les personnes intéressées à se manifester au 02 43 81 27 55 ou par e-mail à contact@leflore.info. Dès que quatre ou cinq propriétaires auront été référencés par l’association, le dispositif pourra être proposé aux futurs usagers. Cela peut s’envisager dès le premier trimestre 2021.
Ils ont dit…
Nadine Grelet Certenais, maire de La Flèche et présidente du Pays fléchois.
Il y a un besoin réel d’accompagnement des jeunes vers l’hébergement pour l’emploi ensuite. C’est avec beaucoup d’intérêt que la communauté de communes et la ville de La Flèche ont tout de suite adhéré à ce programme qui semblait pouvoir répondre à un besoin identifié pour nos jeunes sur le territoire.
Béatrice Latouche, maire du Lude et vice-présidente de la Région.
L’idée, c’est de permettre à tout le monde, y compris en milieu rural, de se déplacer pour aller vers son emploi ou sa formation. En milieu rural, la mobilité est un vrai enjeu ; et il y a un manque flagrant de meublés pour les jeunes qui ont un problème de déplacement et qui cherchent un logement.
Jean-Michel Delvert, sous-préfet de l’arrondissement de La Flèche.
Il s’agit d’un dispositif assez simple. Il y a dans toutes les communes des personnes qui ont une chambre disponible et des jeunes qui ont besoin de bouger. La solution Hébergement temporaire chez l’habitant est une solution pratique, qui ne nécessite pas d’investissement, qui s’appuiera sur un partenariat entre l’État, la Région, la communauté de communes et l’association Le Flore, et qui permet d’offrir une réponse, parmi d’autres qu’on peut proposer aux jeunes, pour leur mettre le pied à l’étrier.