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Parigné-l'Évêque. Environnement : le collectif SarthWatt à la recherche « de nouvelles toitures »... |
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Karine Gadroy-Paput, membre du collectif SarthWatt. © Le Maine Libre
Le Maine Libre : Qu’est-ce que le collectif SarthWatt ?
Karine Gadroy-Paput : « Nous sommes des citoyens du Sud est manceau (SEM). Nous nous sommes réunis la première fois en février 2023. L’idée est de regrouper des personnes intéressées par les énergies renouvelables.
Par le biais de l’association Récit, nous sommes partis à la rencontre d’associations sur un secteur large pour regarder les initiatives déjà en place. Nous avons ensuite choisi de nous focaliser sur ce qui nous paraissait le plus simple : le photovoltaïque sur toiture. »
Y a-t-il des projets en cours ?
« Notre cœur de cible concerne des toitures de plus de 200 m², donc pas celles de particuliers ni de trop grosses entreprises. Nous recherchons par exemple des hangars, des toits de collectivités exposés plein sud. On a rencontré les conseils municipaux des cinq communes du SEM.
Pour le moment, le projet le mieux avancé est celui du bâtiment de foot, à Parigné-l’Évêque. Les premières études montrent que c’est jouable mais un technicien doit encore passer en mars. L’autoconsommation au stade ne serait pas rentable, puisque les clubs ne sont pas présents l’été. L’électricité serait réinjectée dans le réseau. »
Comment vous financez-vous ?
« On souhaiterait un financement participatif du tiers de l’installation par les habitants de la communauté de communes. Ce n’est pas un appel au don, puisque l’idée est que les citoyens puissent investir un montant de leur choix à partir de 100 €, et récupérer leur capital et des intérêts à peu près équivalents à ceux d’un livret A.
Le reste serait financé par une banque, qui récupérerait les fonds de la même manière. Nous sommes épaulés par CoWatt, une association régionale qui peut nous fournir des partenaires et des outils de communication. »
Quels sont vos objectifs à court terme ?
« Nous sommes à la recherche de toitures mais aussi de bonnes volontés pour nous aider à avancer dans nos projets. Nous ne sommes qu’une dizaine actuellement. Nous aurons également besoin prochainement de personnes intéressées par le financement du projet. Il ne faut pas hésiter à suivre notre page Facebook. »