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Noyen-sur-Sarthe. Le trafic des camions rue Gambetta s’invite à nouveau au conseil municipal

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photo  des riverains ont lu un texte sur la circulation des camions en centre-ville, également distribué aux élus, lors du conseil municipal du jeudi 24 novembre, à noyen-sur-sarthe.  ©  ouest-france 1

Des riverains ont lu un texte sur la circulation des camions en centre-ville, également distribué aux élus, lors du conseil municipal du jeudi 24 novembre, à Noyen-sur-Sarthe. © Ouest-France

Le conseil municipal de Noyen-sur-Sarthe s’est réuni, jeudi 24 novembre 2022. Parmi la dizaine de points à l’ordre du jour, une analyse du comptage des véhicules qui passent dans le centre-ville, accompagnée par une intervention de riverains de la rue Gambetta, mécontents des nuisances liées au trafic de poids lourds.

À Noyen-sur-Sarthe, le conseil municipal du jeudi 24 novembre a donné lieu à un nouvel épisode du feuilleton autour de la circulation des camions et des nuisances qui vont avec. Un petit groupe de riverains de la rue Gambetta avait été invité par le maire Jean-Louis Morice à prendre la parole en marge du troisième point à l’ordre du jour : l’analyse d’un comptage du passage des véhicules dans le bourg. De quoi donner un peu plus de grain à moudre dans ce dossier, qui ne date pas d’hier.

Pascal Liney, cinquième adjoint en charge notamment de la signalisation, a dévoilé les chiffres de cette étude menée pendant entre le 8 et le 24 juin dernier. Dans le sens rond-point de la maison médicale-place Jean-Armand, il passe en moyenne 77 poids lourds et 660 voitures par jour. Dans le sens inverse, il passe en moyenne 41 poids lourds 1 397 voitures par jour. Dans ce sens, la circulation est pourtant interdite aux véhicules de 3,5 tonnes…

« Le panneau d’interdiction, quand on arrive du boulevard Saint-Germain, n’est pas assez visible. Ne serait-il pas possible de le changer de place ? » ont relevé les riverains. Une remarque partagée dans l’assemblée. « C’est vrai qu’il est trop en retrait », a acquiescé le conseiller Lionel Jarrié. Sur le manque de respect de la règle, Jean-Louis Morice a laissé entendre qu’il allait sévir : « Cela va être surveillé de près et il y va y avoir des PV. »

Dos d’âne contre chicanes

L’étude évalue aussi la moyenne de la vitesse des véhicules empruntant la rue Gambetta, désormais limitée à 30 km/h. Il en ressort que 85 % des véhicules (poids lourds et véhicules légers) ne dépassent pas 38 km/h en allant vers le rond-point et que 85 % des véhicules ne dépassent pas 44 km/h dans l’autre sens. « C’est biaisé », ont regretté les riverains, signalant que deux places de stationnement, au niveau du numéro 19 de la rue, avaient été supprimées depuis les mesures, avec pour effet de « permettre aux conducteurs d’accélérer en toute impunité ».

« Pour limiter la vitesse dans la commune, il n’y a qu’une seule solution qui fonctionne : les dos d’âne. Mais où on les met ? Personne n’en veut devant chez soi », a argué le maire. « Le plus simple, c’est de mettre des chicanes rue Gambetta là où, aujourd’hui, c’est une ligne droite… » a répliqué Jean-Yves Demangeat, l’un des habitants. Le recours au radar pédagogique a été évoqué. « On a un souci avec le nôtre qui est sur batterie, il doit être remis en état. Mais le Département pourrait nous en prêter un au mois de janvier », ont signalé les élus.

Le nœud du problème reste malgré tout le flux de camions. Les riverains de Gambetta continuent d’appeler de leurs vœux l’aménagement « d’une voie de délestage » pour envoyer les poids lourds en provenance de l’A81 via Brûlon, Chantenay et Tassé vers la RD 309 qui mène à Parcé-sur-Sarthe à l’ouest et Mézeray à l’est. L’idée serait de les faire tourner au niveau de la zone des Brimaudières, puis longer la ligne de chemin de fer et l’autoroute jusqu’au croisement de la zone des Halandières. Les voies existent, mais le trajet est plus long et pas forcément adaptés aux gros tonnages.

Lire aussi : Sarthe. « C’est un bourg, pas une autoroute » : dans ce village, on veut freiner le flux des camions

« Comment on fait pour élargir la voie au niveau du pont qui enjambe l’autoroute ? Et au château d’eau d’un côté, on a l’autoroute et de l’autre, des parcelles agricoles qui nécessiteraient des expropriations », a pointé Jean-Louis Morice. L’édile a toutefois accepté l’idée de panneaux « itinéraire conseillé » pour inciter davantage les camionneurs. « Mais il ne faut pas oublier que ceux qui doivent aller vers Mézeray vont repasser à Noyen par la rue du Maréchal-Foch, où l’on compte déjà 7 000 véhicules légers par jour et plus d’un millier de poids lourds, a-t-il prévenu. Il faut qu’on fasse attention à cela aussi pour les riverains concernés, en pensant à tout le monde. » C’est bien là toute la difficulté.

 
Tony FABRI.    Ouest-France  

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