|
Municipales à Paris : le centriste Pierre-Yves Bournazel rejoint Rachida Dati pour affronter Emmanuel Grégoire... |
1
Le candidat Horizons, soutenu par Renaissance, Pierre-Yves Bournazel, lors de la présentation de son programme « Paris apaisé ». © Philippe Mirkovic / Ouest-France
Le candidat Horizons a finalement annoncé, ce lundi 16 mars 2026, son ralliement à l’ex-ministre de la Culture, distancée au premier tour par Emmanuel Grégoire (PS-Ecologistes-Communistes). Ce dernier a rejeté toute alliance avec Sophia Chikirou (LFI), qui se maintient au deuxième tour des élections municipales dans la capitale.
Les tractations se sont accélérées ce lundi 16 mars 2026 à Paris, où le premier tour des municipales, dominé avec 37, 98 % des voix par Emmanuel Grégoire (PS-Écologistes et PCF), loin devant Rachida Dati (25,46 %), a vu trois autres candidats se qualifier : l’Insoumise Sophia Chikirou (11,70 %), la zemmouriste Sarah Knafo (10,40 %) et le centriste Pierre-Yves Bournazel (11, 34 % ).
Ce dernier, candidat Horizons soutenu par Renaissance, était notamment au centre des échanges, pressé par son camp de s’allier à l’ex-ministre de la Culture. Rachida Dati (LR-Modem) lui a proposé dès dimanche soir une fusion des listes, à laquelle Emmanuel Macron s’est dit aussi favorable, et a annoncé ce lundi matin qu’ils allaient « travailler » ensemble à un « projet d’alternance ».
«Aucun accord avec Sarah Knafo»
Pierre-Yves Bournazel a d’abord posé des préalables, notamment « aucun accord avec Sarah Knafo » et le « respect » de son projet pour Paris, avant d’échanger avec elle et finalement valider la démarche. Une alliance de raison plus que de cœur, entre celui qui, durant la campagne, présentait Rachida Dati comme sa « meilleure ennemie », tandis qu’elle le qualifiait d’incarnation « physique de la droite la plus bête du monde »…
De son côté, Sarah Knafo, n’a eu de cesse d’appeler « à l’union des droites ». Déclarant qu’elle n’était « absolument pas là pour se désister ». Elle a proposé à nouveau ce lundi, une fois sa qualification acquise, à Rachida Dati d’accepter sa main « tendue ». Mais la maire du VIIe arrondissement, souvent questionnée sur une alliance avec elle, répond tout le temps qu’elle aurait davantage à perdre qu’à y gagner, avec une possible fuite des électeurs du centre-droit.
Emmanuel Grégoire refuse un accord avec LFI
Des électeurs auxquels Emmanuel Grégoire, fort de son avance, s’est aussi adressé dimanche, appelant tous ceux du « camp républicain » à soutenir sa liste face à une « droite et une extrême droite prêtes à tout, et d’abord à s’allier ». L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo a taclé aujourd’hui Pierre-Yves Bournazel : il « se disait candidat de la probité », avant de « pousser à une union avec une candidate renvoyée devant le tribunal pour corruption », a-t-il raillé sur les réseaux sociaux.
Il a par ailleurs fermé la porte à toute alliance avec LFI, en annonçant avoir déposé officiellement sa liste pour le 22 mars. Sophia Chikirou avait, elle, annoncé qu’elle se maintiendrait s’il refusait la fusion et l’a confirmé cet après-midi. « L’enjeu de dimanche est simple, il faudra choisir entre notre liste et celle de Rachida Dati », a souligné Emmanuel Grégoire, en espérant que sa dynamique provoquera un « vote utile » pour conserver son avance.