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Municipales à Nantes. Au marché de Bellevue,des habitants inquiets du score final... |
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Au marché de Bellevue, les clients que nous avons questionnés s’inquiètent de voir que la ville pourrait basculer à droite. © Simon Torlotin / Ouest-France
Dans ce quartier populaire, à l’ouest de Nantes, traditionnellement ancré à gauche mais où la participation reste faible, les personnes interrogées mardi 17 mars disent leur crainte.
C’est bientôt la clôture du marché, ce mardi midi 17 mars, à Bellevue, à l’ouest de Nantes, mais on s’y presse encore. La fin du ramadan explique peut-être tout ce monde. Dans ce quartier, un électorat populaire qui se caractérise par un fort taux d’abstention et dont le vote se porte traditionnellement à gauche. Mais avec moins de 1,5 point d’avance sur le candidat LR de la droite et du centre Foulques Chombart de Lauwe (33,77 %), la maire sortante PS Johanna Rolland est menacée (35,24 %). Malgré l’accord technique signé avec LFI, la ville peut basculer à droite.
Une inquiétude pour plusieurs des personnes interrogées. Se mobiliseront-elles au deuxième tour ? Mohammed, qui a donné sa voix aux Insoumis, loue le travail réalisé par Johanna Rolland. Le souci, c’est la sécurité. Sans cela, elle serait passée au premier tour !
Le thème va revenir de façon récurrente, sans qu’on l’ait abordé. Safia, de gauche depuis toujours »,
craint de voir la droite arriver au pouvoir : Ce ne sont pas du tout mes idées.
Le problème du mandat, estime également la jeune femme, c’est le bilan sécuritaire. Quand je vais dans le centre-ville, je ne suis pas rassurée. Je comprends que des gens de gauche finissent par voter à droite ».
D’après la préfecture, la délinquance a pourtant baissé ces dernières années.
« L’intérêt collectif »
La sécurité est encore mentionnée par Jamila, mais qui défend, elle aussi, la maire : Elle est très humaine, à 100 % ! Mais sa politique de solidarité dérange.
Pas franchement proche de LFI, Farida dit que « l’intérêt collectif » doit primer pour ne laisser la mairie à la droite : Dans une ville comme Nantes, ce serait contre-nature.
Au contraire, Pascal Renaud, ancien placier du marché parti à la retraite il y a un an, décrit l’accord avec les Insoumis comme une honte. Il faut laisser les électeurs choisir, quitte à perdre ».
Ne votant pas à Nantes, il ne dit pas qui il aurait choisi, mais on devine le programme dans lequel il se retrouve le plus : Il faut plus de policiers municipaux.
Les chiffres le contredisent : ils étaient 115 agents en 2020, ils sont 217 aujourd’hui. Et même 249, si l’on ajoute les 32 fonctionnaires de l’unité métropolitaine des transports en commun (UMTC).