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Municipales 2026 : mauvais accents, tirets oubliés… Des milliers de bulletins de vote jetés dans l’Oise... |
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La préfecture de l’Oise a retoqué des milliers de bulletins de vote déjà imprimés pour les municipales. Photo d’illustration. © VINCENT MICHEL / ARCHIVES OUEST-FRANCE
En amont des municipales 2026, la commission de propagande de la préfecture de l’Oise a retoqué vendredi 27 février plusieurs bulletins de vote qui contenaient des erreurs. Les candidats se sont empressés de faire réimprimer des bulletins corrigés tout en fustigeant un « formalisme excessif » et un « excès de zèle » de la part de la préfecture.
Des bulletins invalidés à cause d’un tiret ou d’un accent ? Dans plusieurs communes de l’Oise, c’est le branle-bas de combat. Vendredi 27 février 2026, à Senlis, la commission de propagande de la préfecture a examiné et retoqué les bulletins de vote de plusieurs candidats aux élections municipales, rapporte Oise Hebdo .
En cause : des tirets oubliés, des accents erronés ou des erreurs dans l’orthographe des noms des candidats, un mauvais grammage du papier ou encore une mention incomplète de l’imprimeur. Parmi les listes visées, certaines avaient cependant déjà fait imprimer des dizaines de milliers de bulletins en vue des scrutins du 15 et du 22 mars.
Un « excès de zèle » de la commission ?
À Nogent-sur-Oise, le candidat Djamel Benkherouf a ainsi dû jeter 25 000 bulletins à la poubelle et en faire réimprimer tout autant, indique Le Parisien . Il dénonce le « formalisme excessif » de la préfecture, car seul un tiret manquait au prénom d’une de ses colistières. « C’est la première fois que je vois ça pour un accent », a de son côté fustigé le maire de Pont-Sainte-Maxence, lui aussi épinglé par la commission, tout en dénonçant un « excès de zèle » de l’administration.
Les candidats avaient lancé les impressions en amont sous la pression des imprimeurs, débordés à l’approche des élections. Selon la commission chargée de contrôler la conformité des bulletins, la réimpression était cependant peut-être un peu hâtive. Son avis n’était en effet que consultatif et la validation ou l’invalidation des bulletins ne doit être décidée que mercredi 4 mars.
Face aux accusations de « sévérité accrue » de la part de la commission, la préfecture a également répondu. « En 2020, 57 non-conformités avaient été signalées sur 97 bulletins, a-t-elle fait savoir, rappelant que la rigueur était de mise dans ce processus. Lors de la réunion du 27 février, 34 observations ont été formulées sur 69 bulletins. Les ordres de grandeur sont similaires. »