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Municipales 2026 : ce maire de la Sarthe fait le choix de raccrocher pour privilégier les siens... |
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Jean-Louis Lemarié, le maire d’Asnières-sur-Vègre, a fait le choix de ne pas se représenter. © Ouest-France
Élu pour la première fois maire d’Asnières-sur-Vègre en 2020, Jean-Louis Lemarié a fait le choix de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales en mars 2026.
« C’est un choix familial et un choix de vie. »
Après un mandat de maire à Asnières-sur-Vègre, Jean-Louis Lemarié a fait le choix de ne pas se représenter et de laisser la main à des plus jeunes. « J’aurai 72 ans l’an prochain lors des élections municipales, précise le maire asniérois. Cela veut dire que si j’allais au bout, j’aurais 78 ans. Ce n’est pas ainsi que je vois les choses, j’ai envie d’avoir du temps à moi, du temps pour ma femme aussi. Il faut dire que le mandat de maire est quelque chose de prenant, sans parler de la communauté de communes. »
Élu conseiller municipal en 2008 lorsque Jean Anneron était maire d’Asnières-sur-Vègre jusqu’en 2014, Jean-Louis Lemarié avait fait son retour aux affaires de la commune en 2020 pour devenir maire juste avant la crise sanitaire du Covid19. « C’est passionnant, je dois le dire. J’ai pu traiter plus de 1 000 dossiers différents, de la rénovation de l’église Saint-Hilaire au problème que peut créer un chien qui aboie dans un lotissement. J’ai aussi fait beaucoup de rencontres, et créer des liens bien plus forts que des relations de simple voisinage. »
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Conseiller délégué à la culture du Pays sabolien, Jean-Louis Lemarié apprécie pouvoir être entendu. « Dans cette assemblée, il n’y a pas de petits et de grands maires. Une petite commune comme Asnières-sur-Vègre a été associée aux décisions. C’était surtout plus apaisé que dans le passé où Jean Anneron me racontait que c’était parfois mouvementé. Là, c’est très constructif et très participatif. »
Pas de successeur désigné
Jean-Louis Lemarié n’a nullement préparé sa succession. Il sait que certains de ses conseillers ont des idées pour la suite dans une commune où traditionnellement, il y a deux listes à chaque élection municipale. « Je leur ai juste conseillé de porter le nombre de conseillers municipaux à treize, c’est plus simple pour se répartir les tâches. » Durant son mandat, Jean-Louis Lemarié a enregistré la démission de Michel Lhérault, son 1er adjoint, mais aussi la disparition de Louis Jouin.
« À Asnières-sur-Vègre, on a rarement de souci avec la parité, souligne le maire jusqu’au printemps prochain. Sur ce mandat, on s’est retrouvé avec plus de femmes que d’hommes. »