Accueil Info Info en continu Municipales 2026 au Mans. Sécurité, mobilités... Ce qu’il faut retenir du débat du premier tour entre les sept candidats

Municipales 2026 au Mans. Sécurité, mobilités... Ce qu’il faut retenir du débat du premier tour entre les sept candidats

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photo  ce jeudi 12 mars 2026, les sept candidates et candidats aux élections municipales de mars 2026, au mans, ont débattu en amont du premier tour.  ©  ouest-france 8

Ce jeudi 12 mars 2026, les sept candidates et candidats aux élections municipales de mars 2026, au Mans, ont débattu en amont du premier tour. © Ouest-France

Ce jeudi 12 mars 2026, les sept candidates et candidats en lice aux élections municipales, au Mans (Sarthe), ont débattu à trois jours du scrutin. Ils ont pu répondre aux questions des médias locaux, dont Ouest-France, sur différentes thématiques de leurs programmes, avant le premier tour, dimanche 15 mars.

Les sept candidats en lice ont répondu présent, ce jeudi 12 mars 2026, dans le hall du cinéma Pathé, au Mans (Sarthe). À trois jours du scrutin du premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars, les têtes de listes sont venues défendre leurs idées et la vision de l’avenir qu’elles portent pour la ville pour ces six prochaines années.

Lors de ce débat, animé par des journalistes de médias locaux - Radio Alpa, LMtv, Le Maine Libre et Ouest-France - les candidates et candidats ont été interrogés autour de plusieurs grandes thématiques : la mobilité, le logement, la sécurité, la culture et la vie associative. Voici, dans les grandes lignes, ce qu’il faut retenir de ce débat.

Sur la question des mobilités

Maël Brillant, tête de liste de « Le Mans, ville humaine », a été le premier à prendre la parole. Le candidat France insoumise l’a rappelé, son équipe propose un bloc de gratuité qui englobe aussi les transports en commun. Objectif : la faire appliquer progressivement. C’est une mesure d’écologie populaire pour soutenir les mobilités douces et redonner du pouvoir d’achat. Cela coûterait 16 millions d’euros, sur un budget de métropole de 157 millions d’euros. C’est soutenable, affirme-t-il. Même gratuité progressive défendue par Marietta Karamanli, tête de liste « L’Union pour Le Mans ».

photo maël brillant, candidat france insoumise et tête de liste \\

Maël Brillant, candidat France insoumise et tête de liste \

Gratuité totale, pour Arnaud Rabette (Lutte ouvrière), qui propose de faire reposer la mesure sur les entreprises : On n’a pas à payer pour aller travailler, c’est au patronat de le faire. Une vision globalement partagée par Benjamin Sainty, tête de liste de Révolution permanente. Sur l’échiquier politique à gauche, seul le maire sortant Stéphane Le Foll est opposé - et l’a toujours dit - à la gratuité : C’est tout de suite et pour tout le monde, ou alors ça n’existe pas. Comment vous expliquez faire une différence entre ceux qui travaillent en semaine et ceux qui vont en profiter pour les loisirs les week-ends ?

photo victoria de vigneral, candidate du rassemblement national aux élections municipales de mars 2026, au mans (sarthe)  ©  ouest-france

Victoria de Vigneral, candidate du Rassemblement national aux élections municipales de mars 2026, au Mans (Sarthe) Ouest-France

La candidate du Rassemblement national, Victoria de Vigneral, juge démagogique ces propositions de gratuité. C’est vrai que l’école publique gratuite, c’est une folie…, ironise Maël Brillant. La tête de liste RN embraye sur les chantiers Chronolignes, qu’elle juge trop coûteux. Olivier Sasso, candidat de la droite et du centre, lui emboîte le pas : 150 à 200 millions d’euros dépensés pour gagner 4 minutes de trajet, on peut critiquer cet investissement, estime-t-il. C’est une erreur d’analyse,rétorque Stéphane Le Foll. Dans ce cas, multipliez ces 4 minutes par les 27 millions de passagers transportés chaque année par la Setram.

Sur la question du logement

Au Mans, 10 000 demandes de logements sociaux sont en attente. Comment y répondre ? Il faut une réhabilitation en profondeur des immeubles les plus vétustes, avance Olivier Sasso. Et ne pas s’interdire, s’il le faut, de déconstruire pour reconstruire des habitats neufs. De son côté, Marietta Karamanli met l’accent sur la rénovation : 9 % des logements au Mans sont des passoires thermiques. Il faut accompagner leurs propriétaires, des leviers existent pour remettre sur le marché de nouveaux logements réhabilités. Combien, lui demande Maël Brillant ? On ne donne pas de chiffres, réplique la députée sarthoise. Le candidat France insoumise en a, lui : Nous devons investir pour répondre au moins à la demande. 10 000, donc. Et nous ne sommes pas contre la réquisition de logements vacants pour de la mise à l’abri lorsque c’est nécessaire, poursuit-il.

photo olivier sasso, tête de liste \\

Olivier Sasso, tête de liste \

Une mesure qu’approuve aussi Benjamin Sainty : On a des gens qui n’arrivent pas à se loger, le 115 est saturé, insiste le candidat de Révolution permanente. Qui met en garde : La rénovation du bâti doit se faire sous le contrôle des habitants, pas au profit d’une gentrification de certains quartiers. 

Pour Victoria de Vigneral, l’une des réponses aux milliers de demande de logements sociaux qu’on ne peut pas toutes satisfaire passe par l’ajout de critères. En donnant notamment la priorité aux familles mancelles. Mais la cheffe de file du parti d’extrême-droite peine à apporter une réponse claire sur sa définition de familles mancelles.

Le maire sortant, en maîtrise sur les chiffres, précise : Sur ces 10 000 demandes, la moitié concerne des demandes de changements de logements. L’autre moitié, de nouvelles demandes. Dans son programme, Stéphane Le Foll promet donc la création de 6 000 logements.

Du côté de Lutte ouvrière et son candidat Arnaud Rabette, la réponse n’est pas à attendre d’une collectivité locale. Il faut financer cela sur les profits réalisés par les grands groupes du secteur du bâtiment à qui on ne demande jamais rien.

photo arnaud rabette, candidat lutte ouvrière aux élections municipales de mars 2026, au mans (sarthe).  ©  ouest-france

Arnaud Rabette, candidat Lutte ouvrière aux élections municipales de mars 2026, au Mans (Sarthe). Ouest-France

Sur la question de la sécurité

C’est LE thème de prédilection du Rassemblement national. Au Mans, comme ailleurs. Victoria de Vigneral entend bien au moins tripler les effectifs de la police municipale. Et s’appuyer sur la vidéoprotection. Et faire appliquer le principe du casseur payeur pour lutter contre la délinquance. Interpellée sur l’immigration incontrôlée au Mans, que le parti d’extrême-droite met régulièrement en avant, la candidate se prend les pieds dans le tapis, se raccrochant aux chiffres énoncés par un observatoire proche… de l’extrême-droite.

Stéphane Le Foll l’apostrophe : Dans des villes dirigées par le RN, on trouve deux fois plus de policiers armés et les chiffres sont moins bons. La surenchère sur la sécurité, ça ne sert à rien. Rappelant que pour doubler le nombre de policiers municipaux au Mans (ils sont un peu moins de 40 aujourd’hui, ndlr), il faut trouver 4 millions d’euros supplémentaires.

photo stéphane le foll, maire sortant socialiste du mans, tête de liste de \\

Stéphane Le Foll, maire sortant socialiste du Mans, tête de liste de \

Doubler les effectifs, c’est d’ailleurs la proposition de « Le Mans, nouveau cap », liste d’Olivier Sasso, qui souhaite une présence 24 h/24 et tous les jours de la semaine. Quant à la vidéoprotection, on regardera s’il y a assez de caméras, est-ce qu’elles fonctionnent et sont bien orientées ? On partira de ce constat pour décider du nombre à ajouter.

Marietta Karamanli défend, elle, la création de trois antennes de la police municipale dans des quartiers - il n’y en a pas eu en dix ans - couplée au déploiement d’une centaine de médiateurs. Il faut agir sur la sanction bien sûr, mais aussi sur la prévention. Et continuer à aller chercher des moyens auprès de l’État.

La police municipale, faux débat pour Benjamin Sainty. Il l’assume, on a une logique radicalement différente que celle de cette course à l’échalote sur les effectifs, l’armement, le nombre de caméras. Nous, on préfère remettre du lien humain, des animateurs, des éducateurs, des concierges dans les immeubles. Investir dans les services publics plutôt que dans le champ sécuritaire.

Le problème, c’est que la délinquance pousse sur la déliquescence de la société capitaliste, abonde Arnaud Rabette. C’est la réalité, ce qui produit de l’insécurité, ce sont les conditions de vie dégradées, affirme à son tour Maël Brillant. Mais je ne suis pas d’accord pour dire que la misère produit forcément de la délinquance. Avec son équipe, il prône un diptyque médiation et prévention pour retricoter le lien entre les habitants.

Sur la question de la culture

Pour la liste de la droite et du centre, Le Mans n’utilise pas assez son patrimoine. Olivier Sasso soumet plusieurs idées : rendre la Nuit des chimères plus immersive ou monter un festival médiéval dans la vieille ville, en y associant la Cité du cirque. Pour accompagner le spectacle vivant, le candidat mise sur le fait de réunir le monde culturel d’un côté et le monde économique de l’autre, pour qu’ils puissent travailler ensemble.

photo benjamin sainty, tête de liste \\

Benjamin Sainty, tête de liste \

Il devait s’y attendre, Olivier Sasso, qui a reçu l’appui de la présidente de Région, a été taclé par ses adversaires. Benjamin Sainty en tête : La culture subit les coupes budgétaires de madame Morançais, ça ne doit pas être facile pour vous monsieur Sasso de nous dire que vous allez pouvoir faire différemment. Pour lui, la culture ne doit pas être juste une vitrine au service de grands projets comme c’est le cas aujourd’hui. Une culture bling bling critiquée aussi par Marietta Karamanli, qui déplore des musées gratuits, mais dans lesquels il n’y a plus rien aujourd’hui.

photo marietta karamanli, tête de liste de \\

Marietta Karamanli, tête de liste de \

Faux, réplique Stéphane Le Foll : La Ville investit près de 20 millions d’euros dans la culture. Aujourd’hui, Plein champ, Faites lire !, Le Mans sonore, Le Mans fait son cirque, sont à la fois des éléments d’attractivité et de découverte et d’apprentissage pour tous, se défend le maire sortant socialiste, après avoir jugé étriquée la vision de la culture portée par la candidate du RN. Victoria de Vigneral affirme vouloir une culture enracinée et populaire à base de fêtes populaires, historiques, en costumes, avec de la reconstitution mais aussi des conférences sur l’histoire de la ville et de la Sarthe. Elle l’affirme, si elle est élue, nous soutiendrons les associations et le domaine de la culture, mais à condition que ce soit des projets qui rassemblent, avec une utilité.

Pour Maël Brillant, le soutien doit être inconditionnel. Notre travailleur de décideur public, c’est uniquement d’accompagner, pas de dicter la programmation culturelle.

Sur la question de la vie associative

Sur cette dernière thématique abordée, chacun aura trouvé un point d’accord. Les associations sont nombreuses au Mans, la vie associative plutôt riche. On pouvait s’y attendre, les sept candidates et candidats réaffirment leur soutien au monde associatif. Reste le problème du bénévolat en perte de vitesse. Sur ce dernier point, Olivier Sasso propose de valoriser l’engagement des bénévoles avec la création d’un passeport dédié qui leur donnera accès à des spectacles, des rencontres sportives… 

Victoria de Vigneral, elle, propose d’envoyer des associations dans les écoles, pour qu’elles se fassent mieux connaître. Cela existe déjà, lui répliquent plusieurs opposants. Marietta Karamanli en profite pour glisser un petit tacle au maire sortant : Les associations, il faut les écouter, s’appuyer sur elles. Cela n’a pas toujours été le cas sur tous les projets. 

L’intégralité de ce débat est à retrouver, en vidéo, sur la chaîne YouTube de LMtv et à écouter en podcast sur Radio Alpa .

 
Antonin Le Bris    Ouest-France  

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