|
Montmirail. Claude Esnault et son vide jubilatoire... |
1
Claude Esnault dans son univers. © Le Maine Libre
« Le vide jubilatoire », c’est l’exposition qui évoque une dualité intrigante entre le vide et la jubilation. Le vide peut être interprété comme une référence à l’absence, au manque ou à l’espace non occupé, un thème récurrent dans les œuvres de vanités qui symbolisent la fugacité de la vie et la mortalité. La jubilation, en revanche, suggère une célébration, une joie intense ou un sentiment de triomphe.
En combinant ces deux notions, Claude Esnault invite les visiteurs à réfléchir sur la manière dont le vide ou l’absence, peut paradoxalement engendrer une forme de jubilation ou de célébration.
L’inspiration d’après son histoire tragique
À 81 ans, Claude Esnault puise son inspiration dans plusieurs sources, notamment son histoire familiale et les œuvres littéraires de grands auteurs comme Franz Kafka, Samuel Beckett et Tadeusz Kantor.  Ces auteurs, je les ai découverts chez les bouquinistes qui ont nourri mon émotion ».
L’histoire tragique de sa famille, marquée par la perte de ses trois frères pendant la Seconde guerre mondiale, influence profondément son travail. Ses œuvres reflètent les thèmes de la vie, de la mort et du passage du temps.
Cette dimension personnelle et historique donne une profondeur émotionnelle à ses créations exposées à Montmirail, rendant chaque pièce unique et poignante.
 Je cherche à réparer l’irréparableÂ
, explique l’artiste qui trouve le mouvement perpétuel de son œuvre dans la bipolarité.
 C’est comme le retour de la droite à la gauche, tout en critiquant le centre »,
sourit le sculpteur, malgré tout.