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Michel Serrault venait au haras de Montigny... |
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Daniel Boittin conserve quelques photos des moments passés avec Michel Serrault.
Le comédien est entré un jour dans la propriété située près d'Alençon. Daniel Bottin, le responsable, est devenu son « professeur d'équitation ».
« Michel Serrault m'appelait son professeur d'équitation. Je trouve que c'était me faire beaucoup d'honneur. Il est arrivé ici un jour je ne sais pas trop comment. La première fois, je n'étais d'ailleurs pas là. Il avait récupéré un cheval d'Alexis Grüss qui était un peu chaud et il voulait que je lui mette au point. »Daniel Boittin, le responsable du haras de Montigny, à quelques kilomètres d'Alençon, parle chaleureusement des moments qu'il a passés avec le comédien. C'était dans les années 90, à l'époque où Michel Serrault était propriétaire du château de Tournerie, à Louzes. Château qui est à une dizaine de kilomètres du haras.« J'allais au château. Je lui préparais son cheval. Je le montais un quart d'heure et il le montait ensuite. C'était un amoureux de la terre et des chevaux, raconte Daniel Boittin. Il m'avait expliqué qu'il se couchait très tôt et qu'il pouvait étudier son rôle dès 4 heures du matin tout en restant dans son lit. Sa séance d'équitation, il appelait ça sa récréation. À l'époque, il préparait Le Bonheur est dans le Pré. Mais on discutait rarement de cinéma ».Il est arrivé à Daniel Boittin de partager la table des Serrault, au château. Il s'est une fois retrouvé avec Pierre Tchernia. Michel Serrault venait aussi de temps à autre au haras de Montigny. Il avait confié à Daniel Boittin la restauration d'une calèche qui se trouvait dans une de ses dépendances. Et les deux hommes se baladaient avec, sur les petites routes des alentours. « Une fois, on s'est arrêté chez des paysans, des voisins. On y est resté deux heures. On aurait parlé des heures avec lui. Parfois, il arrivait à l'improviste et les gens ne le reconnaissaient pas. Il portait une casquette et des grosses lunettes. Il faisait ses courses à La Fresnaye-sur-Chédouet et de temps à autre à Alençon. Il venait pour se ressourcer. Je n'ai que quelques photos prises avec lui. C'est stupide, je n'ai jamais songé à lui demander d'autographe. »