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Mézières-sur-Ponthouin. Présents pour honorer « les gars de Leclerc »... |
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Une cérémonie se déroule chaque année sur le site du Sablon, premier point de contact avec l’ennemi, où deux chars seront détruits : l’Armagnac et le Bordelais, et où la 2e DB paiera un lourd tribut avec 15 tués, 25 blessés et deux disparus. © Le Maine Libre
La commémoration du 76e anniversaire de la Libération a eu lieu lundi à Mézières-sur-Ponthouin. Fidèle au souvenir, l’assistance s’est recueillie au cimetière et sur le site du Sablon.
En dépit des contraintes liées au Covid-19, la cérémonie commémorative de la libération de Mézières-sur-Ponthouin a été maintenue. Les familles des libérateurs, anciens combattants et élus étaient au rendez-vous. Guy Cosme, maire, n’a pas manqué de les en remercier. « Merci à vous tous qui êtes là pour vous souvenir des acteurs de cette journée du 10 août 1944, si importante pour notre village », a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « Merci aux familles avec qui nous avons noué des relations pérennes et fortes et qui viennent fidèlement honorer leurs morts, dans une égale fierté ».
Chaque année depuis la Libération, la commune de Mézières-sur-Ponthouin honore ses libérateurs, « les gars de Leclerc, restant debout, ne se rendant jamais ».
De nombreuses personnalités étaient aux côtés des élus locaux, et notamment Ghyslène Lebarbenchon, maire de Saint-Martin-de-Varreville (Manche), et Christian Duclos, maire de Bernienville (Eure), deux communes situées elles aussi sur la voie de la 2e DB. Les familles du chasseur Roland Courty et du lieutenant Zagrodski, respectivement tués sur les chars le Labourd et le Bordelais, étaient également présentes.
Hormis l’office religieux, célébré en l’absence du Père Le Meur, par le diacre Jean-Claude Théotime, avec la participation exceptionnelle de Cécile Besnard qui a magistralement interprété l’Ave Maria, les cérémonies se sont déroulées en extérieur comme le vin d’honneur et le buffet champêtre. Une formule qui a été appréciée et qui appelle un renouvellement.
Mézières-sur-Ponthouin est la première commune de France métropolitaine libérée en combats par la 2e DB du général Leclerc. Débarquée sur le sol français à Saint-Martin-de-Varreville, la formation Leclerc connaîtra à Mézières-sur-Ponthouin ses premiers violents combats, prise en embuscade par une division de panzers allemands.