|
Marolles-les-Braults. Une hausse des impôts probable... |
1
Frédéric Beauchef, président de la Communauté des communes, prévoit une augmentation des impôts. © Ouest-France
Jeudi 14 mars 2024, lors de la réunion du conseil communautaire Maine-Saosnois à Marolles-les-Braults (Sarthe), les élus des 51 communes membres ont validé le budget de l’exercice écoulé et évoqué les perspectives pour 2024.
Jeudi 14 mars 2024, les élus des 51 communes membres de la communauté de communes Maine-Saosnois, se sont retrouvés à Marolles-les-Braults (Sarthe) pour débattre du budget.
Les charges en nette augmentation, les dépenses revues à la baisse
Les dépenses à venir vont être revues à la baisse. Cette baisse est le résultat de plusieurs facteurs : les produits des services ont baissé en 2023, la baisse du cours des matériaux pour la reprise des déchets représente un montant significatif à hauteur de 92 864 € et la part incitative de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative n’a pas été encaissée dans sa totalité. Le produit non encaissé s’établit à 214 000 € et, compte tenu de l’inflation, les charges à caractère général ont fortement augmenté.
Une augmentation des impôts prévue cette année
L’exercice 2023 se termine avec un fonctionnement à 1 932 261 € pour 196 148 € d’investissements.  Globalement, nous sommes dans une situation compliquée avec des difficultés de recouvrement, mais l’état de la dette est plutôt satisfaisant. Nos communes doivent continuer à investir,
souligne Frédéric Beauchef, le président. Vu le déficit national, les dotations sont annoncées à la baisse.Â
Cette année, la communauté de communes investira dans les domaines du fond vert, l’accueil loisirs et des espaces jeunesse, l’aide à l’installation d’un médecin, la création de chemins de randonnée…  Il faudra baisser toutes les dépenses et tenir compte des postes en augmentation comme la masse salariale ou les coûts énergétiques. Et il faudra augmenter les impôts, même si c’est une décision difficile »,
prévient l’édile.
Des « bokashi » pour les biodéchets
 La loi anti-gaspillage, adoptée en février 2020, prévoit l’obligation du tri à la source des biodéchets au plus tard le 1er janvier 2024. C’est la communauté de communes qui doit organiser la mise en place de ce tri à la sourceÂ
, explique Christelle Deroye, adjointe à la gestion des déchets. Si le compostage est une solution pour valoriser les biodéchets, il n’est pas adapté pour les logements verticaux et les habitations sans jardin. L’élue propose de mettre à disposition des « bokashi », composteurs de cuisine alternatifs, via une convention comme pour les composteurs. Les élus décident de demander une participation à hauteur de 20 €.