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Mareil-en-Champagne. Les mercredis du terroir continuent de faire le plein... |
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Les visiteurs avaient la possibilité d’acheter un peu de la production locale après la découverte. © Le Maine Libre
Ce mercredi 18 août 2021 avait lieu une nouvelle visite du terroir de la Vallée de la Sarthe, cette fois-ci pour découvrir la fabrique de la farine.
À Mareil-en-Champagne, c’était la première fois que la ferme du Perray accueillait des visiteurs, comme l’a annoncé Damien Bertault, l’exploitant. Et encore une fois, la visite a remporté un beau succès en termes d’audiences. Depuis le début de l’été, les animations organisées par la Vallée de la Sarthe, réunion pour le tourisme de trois communautés de communes du département (Sablé-sur-Sarthe, Loué-Brûlon-Noyen, et Val de Sarthe) affichent en général complet. Chaque mardi, c’est un bout du patrimoine de la région qui est à découvrir. Et le mercredi, une exploitation agricole. On est parfois obligé de monter les jauges, en accord avec les exploitants, pour pouvoir accueillir tout le monde
, explique Marianne Marteau, en charge des relations prestataires.
Une exploitation diversifiée
Ce sont donc plusieurs dizaines de personnes qui se sont retrouvées ce mercredi après-midi à la ferme du Perray, pour découvrir la production de farine qui y est faite. Damien Bertault a pris possession des lieux il y a six ans, même si la ferme était déjà dans sa famille depuis cinq générations. En association avec son père, ils couvrent une exploitation céréalière de 120 hectares et cinq poulaillers, répartis sur deux fermes.
À la ferme du Perray, on produit du blé, du colza, du maïs, du tournesol, un peu de féveroles et, depuis cette année, des lentilles et des pois chiches pour pouvoir répondre à la demande croissante de légumineuses
explique l’agriculteur.
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S’il ne fait pas encore de bio, Damien Bertault a quand même fait le choix d’une agriculture raisonnée.
La transition vers le bio devrait être en plus lancée au printemps prochain, pour une durée de trois ans. Et, pour contrer le manque de pesticides, il a fait le choix de six variétés de blé naturellement résistantes aux maladies.
Damien Bertault a donc démarré grâce à cela la production de farine depuis un an, et fournit principalement les magasins du secteur. Ça sera trop compliqué de faire de la vente directe, et puis surtout les commerces ne se font que très peu de marge
, précise-t-il.
Une récolte réussie
Globalement, on est plutôt content de notre année.
Même si cette dernière s’est avérée assez humide, la semaine de beau temps au mois de juillet aura permis une très bonne moisson.

Le trieur sert à séparer le grain de blé de toutes les impuretés. Le Maine Libre
Une fois récolté, le blé est dans un premier temps stocké, avant de passer dans le trieur. Cette machine permet de nettoyer la céréale. Ainsi, la graine est séparée de toutes les impuretés récoltées au moment de la moisson. Cette machine va aussi permettre de préparer les semences pour l’année d’après. Une partie des déchets repart dans le fumier. Le plus fin, communément appelé « petit blé », sert à l’alimentation animale, notamment pour les porcs. Au final, il nous reste vraiment très peu de déchets à simplement jeter
, se félicite l’agriculteur.
La fabrique de la farine au Perray
Une fois le grain nettoyé, il peut passer dans le moulin. Mais contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il s’agit en fait d’une petite machine, et non d’une grande bâtisse avec une roue. Pourtant, le principe reste le même : deux meules en pierre qui broient le grain de blé.

Le moulin en bois vient d’Autriche. Le Maine Libre
Le blé est donc moulu à froid pour garder le plus d’éléments nutritifs possible, contrairement à la farine industrielle. On y moud le grain à chaud avec des cylindres métalliques, pour obtenir une farine extrêmement fine. Les différentes tailles de farines sont ensuite obtenues grâce à différentes tailles de tamis. Depuis le début de cette branche d’activité à la ferme du Perray, Damien Bertault a produit sept tonnes de farine.
+ Mareil-en-Champagne. Damien Bertault est agriculteur et meunier [Vidéo]
Après avoir été empaquetée, elle peut être stockée de préférence dans un endroit frais et sec, et le mieux serait même de la mettre au frigo
, conclut l’agriculteur.