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Malicorne, village ambassadeur du don d’organes... |
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Frédéric Oudin, tenant un arbre de vie, symbole du don d’organes, entouré d’élus et de membres d’Adot 72 (Association pour le don d’organes et de tissus humains) à Malicorne (Sarthe). © Ouest-France
La cité sarthoise promeut le don d’organes en s’associant avec Adot 72 (Association pour le don d’organes et de tissus humains). Frédéric Oudin, 51 ans, a bénéficié d’une greffe en 2025 qui lui a sauvé la vie.
Frédéric Oudin, 51 ans, employé au collège de Noyen-Malicorne (Sarthe), est atteint d’une grave maladie depuis 2007, la cholangite sclérosante primitive, une inflammation associée à une cicatrisation progressive et à un rétrécissement des canaux biliaires du foie. Avec peu de chances de guérison, il lui restait une dernière chance, la greffe.
 Il a été inscrit sur la liste d’attente le 6 janvier 2025. Alors que les espoirs semblaient vains, à 19 h 24, le 15 février, un appel lui a sauvé la vie. C’est une heure précise qu’on n’oublie pas »,
raconte, émue, son épouse.
Un arbre de vie planté
En partenariat avec Adot 72 (Association pour le don d’organes et de tissus humains) et Groupama, sous l’initiative de la municipalité et Carole Roger, sa maire, et la participation du conseil départemental, un érable rouge, dit arbre de vie, a été planté sur le parcours de santé, samedi 13 décembre 2025.
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C’était aussi l’occasion de promouvoir le don d’organes.  Ne laissez pas les autres prendre une telle décision à votre place, vous pouvez sauver jusqu’à sept vies, parlez en autour de vous, positionnez-vous, c’est trop dur pour vos proches de dire oui ou non,
n’a cessé de répéter Frédéric Oudin. Je ne cesserai de remercier la famille du donneur, j’ai d’ailleurs écrit un courrier, resté anonyme, à la famille du défunt, car mon état s’était vraiment dégradé en 2024 et je ne voyais pas d’espoir de survie.Â
« Nous essuyons trop de refus »
Armande, sa fille de 9 ans, à côté de son papa tenant fermement l’arbre de vie, a lu un poème émouvant, en présence d’une cinquantaine de personnes, dont la présidente de l’Adot 72, Sylvie Breton, Yannick Perruisseau, son vice-président, Carole Roger, maire, Emmanuel Franco, vice-président du conseil départemental de la Sarthe, du conseil municipal jeunes, d’Olivier Mazerat, premier adjoint à la maire et des employés municipaux. Nous faisons partie d’un réseau invisible. Et comme cet arbre, nous avons des racines cachées pour faire vivre ses branches »,
a déclaré la maire.
Présente également, Virginie Radé, infirmière coordinatrice des prélèvements au centre hospitalier du Mans, qui n’est seulement habilitée à procéder qu’aux prélèvements d’organes, cornés et vaisseaux mais pas les tissus.  Nous essuyons trop de refus car les personnes n’ont pas fait part de leur souhait de leur vivant,
a-t-elle expliqué. Même le diabète, l’hypertension et l’âge ne sont pas des critères restrictifs, seule une étude du dossier médical rend le patient éligible ou non. Il est même possible de préciser quels organes ou tissus pourront être prélevés.Â
Contact. france.adot.org