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Maisons fissurées en Sarthe : une situation « intenable »... |
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Une maison fissurée, à Juigné-sur-Sarthe. L’estimation des travaux de réparation atteint 70 000 €. © Archives Ouest-France
L’association Urgence maisons fissurées - Sarthe a soumis aux élus deux propositions d’amendement, pour leur donner droit à une indemnisation. En Sarthe, des centaines de propriétés sont concernées par ce problème.
Faire reconnaître l’état de catastrophe naturelle et accéder à une indemnisation. C’est le cheval de bataille de l’association Urgence Maisons Fissurées-Sarthe. Ils sont des centaines de propriétaires concernés.
« Ces sinistrés vivent dans des maisons construites sur un sol argileux qui se gonfle et se rétracte lors des épisodes de sécheresse, entraînant des fissures importantes », rappelle le président, Mohamed Benyahia.
L’association vient de soumettre aux élus deux amendements à la proposition de loi n° 3688, qui vise à réformer le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, et s’applique en particulier aux sinistres provoqués par la sécheresse. Elle souhaite qu’ils soient présentés lors de la séance parlementaire du jeudi 28 janvier 2021, à l’Assemblée nationale.
Une étude de sol préconisée
Le premier amendement demande l’abrogation du «critère Météo France», relatif à l’humidité des sols. « Il ne tient pas compte de l’accroissement récent des températures et a été conçu pour les terrains agricoles non bâtis », argumente l’association.
Le second amendement concerne les critères de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Il préconise une étude de sol, « seul moyen scientifique, fiable, mesurable et vérifiable pour déterminer si l’origine des désordres est bien le retrait et gonflement de l’argile ». L’étude doit également « préciser les techniques de réparations adaptées pour chaque sinistre », afin qu’elles soient pérennes et conservent la valeur des biens.
« La situation des sinistrés est intenable, rapporte Mohamed Benyahia. Cette proposition de loi doit supprimer le critère fallacieux utilisé pour nous refuser notre droit à la reconnaissance et l’indemnisation. Il s’agit d’une cause nationale. »