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Maisons fissurées : deux députées sarthoises interpellent le ministre de l’Intérieur... |
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Une maison fissurée en raison du retrait-gonflement des argiles. © Archives Ouest-France
Marietta Karamanli et Élise Leboucher ont envoyé un courrier à Bruno Retailleau, portant la voix des victimes du retrait-gonflement des argiles en Sarthe. Elles demandent l’assouplissement des critères pour reconnaître une commune en état de catastrophe naturelle.
Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, deux parlementaires de la Sarthe se font les porte-parole des victimes du retrait-gonflement des argiles. Aucune des 33 communes ayant fait la demande de classement en état de catastrophe naturelle n’a vu leur demande accepter. 33 collectivités avaient fait la démarche en 2024. Or, sans cette reconnaissance, les sinistrés ne peuvent espérer toucher une indemnisation.
« À l’État de prendre ses responsabilités »
« En Sarthe, d’après un dernier recensement, 181 communes sont concernées par ce sinistre climatique avec plus de 1 550 habitations sinistrées identifiées, rappellent Élise Leboucher et Marietta Karamanli. La plupart des maisons perdent une partie de leur valeur foncière, voire même deviennent invendables. »
Selon les députées, les critères de la reconnaissance « sont inadaptés aux réalités locales et s’appuient sur des données météorologiques et de composition des sols plus qu’inadéquates ». « Il revient donc à l’État et aux services de votre ministère, de prendre leurs responsabilités pour adopter des décisions rapides et efficaces qui permettront de faciliter l’accès à cette reconnaissance », réclament-elles.