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Les valses et Le beau Danube Bleu, « l’ADN » de Sascha Goetzel, le chef viennois de l’ONPL... |
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La Loire, « extraordinaire, vaste, changeante et découvrant un vert dont on mangerait » est devenue son fleuve depuis qu’il dirige l’ONPL. Mais Sascha Goetzel reste fidèle au Danube, fleuve sur les rives duquel il est né. Ce jeudi, il dirigera notamment « Le beau Danube bleu » de Johann Strauss, le fils. © Jérôme Fouquet/Ouest-France
Le moment devrait être renversant, ce jeudi, deuxième jour de la Folle journée sur le thème des fleuves. Le chef de l’Orchestre national des Pays de la Loire dirigera un programme de valses de Johann Strauss dont le célébrissime « Beau Danube bleu ».
Viennois il est et Le beau Danube bleu de Strauss, c’est dans son ADN
. Tu l’as bien respirée
, avait joliment commenté son violoniste de père la première fois qu’il l’avait dirigée. C’était il y a bien trente ans, à Birmingham en Angleterre, et Saha Goetzel n’avait pas trente ans.
Depuis, Sascha Goetzel a travaillé avec les plus grands orchestres internationaux de Helsingborg, Moscou, Birmingham, Shanghai et a dirigé plus de 500 fois la célébrissime valse viennoise. Ce jeudi, à la Folle journée de Nantes, il le donnera une fois de plus, avec l’Orchestre national des Pays de la Loire (ONPL) dont il est directeur musical depuis 2022. Et son plaisir sera intact. Car il a beau se dire fils du monde
qui vit sur toute la planète et surtout dans les avions
, ce Beau Danube bleu n’en reste pas moins son hymne et celle des Viennois. Le Danube
fait partie de l’identité de Vienne et en porte l’histoire
.
Pourtant, le célébrissime « Beau Danube bleu » de Strauss ne ressemble pas au Danube et à la réalité. Déjà , le Danube n’est pas bleu ! La magie de Strauss est d’imaginer la beauté même dans le chaos ! C’est du pur romantisme
, commente, s’exprimant en anglais, Sascha Goetzel. Mais pour lui, c’est le lot de la musique autrichienne : C’est une expérience à la Sigmund Freud. Elle est psychanalytique et subjective, quand la musique française est dans la description.
Que deviennent les valses de Vienne ?
Champagne elle est aussi, avec ses valses qui ont fait tourner des têtes, les robes de Sissi impératrice et le 45 tours de François Feldman se demandant ce « que deviennent les valses de Vienne » dans un tube des années 80. Réponse du chef qui connaît la chanson : Elles ont quasi un statut de pop musique à Vienne ! Les valses, c’est la liberté dans le mouvement, la dynamique… On oublie le temps, les problèmes du monde. C’est la célébration de la vie
, explique Sascha Goetzel qui aime à raconter que dans la capitale autrichienne, en plein congrès de Vienne décidant du devenir de l’Europe en 1814, on disait que les diplomates et ambassadeurs venaient pour danser la valse.
Le chef se prend à rêver d’un public qui se mettrait à danser à la sortie du concert, ce jeudi, à la Folle journée. Crazy Folle journée
, comme il dit. Car à la Folle journée, les gens sont vraiment libres. Ils n’ont pas de préoccupations élitistes. Ils sont juste là pour l’expérience de la musique et le moment. On le sent quand on joue et c’est unique.
Jusqu’au 1er février, à la cité des congrès, à Nantes. Tarifs de 13 à 39 € (moins 50 % pour les – de 30 ans, les familles en tarif Tribu et les places strapontins dans certaines salles). Billetterie : www.follejournee.fr