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Les Renseignements sud-coréens perquisitionnés après l’envoi de drones vers le Nord... |
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Une vue de la capitale sud-coréenne, Séoul, janvier 2026. © AFP
Les autorités sud-coréennes ont déclaré avoir perquisitionné mardi 10 février les Renseignements et le Commandement du renseignement militaire du pays dans le cadre d’une enquête sur le vol d’un drone qui avait franchi la frontière avec le Nord en janvier.
Les autorités sud-coréennes ont déclaré avoir perquisitionné mardi les Renseignements et le Commandement du renseignement militaire du pays dans le cadre d’une enquête sur le vol d’un drone qui avait franchi la frontière avec le Nord en janvier.
La Corée du Nord avait accusé le Sud d’avoir envoyé un drone début janvier vers son territoire, et affirmé avoir abattu l’engin près de la ville de Kaesong, non loin de la frontière intercoréenne. Son agence officielle KCNA avait fait le rapprochement avec un autre vol de drones sud-coréens effectué, selon Pyongyang, près de la ville frontalière de Paju en septembre.
Mandats de perquisition
Séoul a nié toute implication du gouvernement ou de l’armée, en suggérant que des civils avaient pu en être responsables. Mais les autorités sud-coréennes ont annoncé mardi enquêter sur trois soldats ainsi qu’un employé des services de renseignement soupçonnés d’être impliqués.
Des mandats de perquisition et de saisie ont été exécutés « dans 18 lieux au total, dont le Commandement du renseignement de la Défense et le Service national de renseignement », selon un communiqué.
Trois civils ont été inculpés pour leur rôle présumé dans le scandale du drone. L’un d’eux en avait publiquement revendiqué la responsabilité, affirmant avoir fait voler l’engin pour mesurer les niveaux de radiation et de contamination en métaux lourds autour d’une usine de traitement d’uranium du Nord.
Le président Lee Jae Myung avait dénoncé ce survol, avertissant qu’il s’agissait d’une initiative pouvant déclencher une guerre. Son prédécesseur déchu, Yoon Suk Yeol, est actuellement en procès pour avoir illégalement ordonné des survols de drones vers la Corée du Nord dans l’espoir de provoquer une réaction de Pyongyang et de s’en servir comme prétexte pour sa tentative avortée d’imposer la loi martiale. Il a été destitué en avril dernier pour cette tentative.
Le Sud de la péninsule coréenne est toujours techniquement en guerre avec le Nord, avec lequel n’a été signé aucun traité de paix à l’issue du conflit de 1950-1953.