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Les Mamertins interpellent l’État sur l’avenir en danger d’une classe... |
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Frédéric Beauchef, maire (à droite) et Sandrine Plessix, première adjointe chargée de l’éducation et de la citoyenneté, ont déjà défendu le dossier en préfecture la semaine dernière. © Le Maine Libre
Mardi 18 mars 2025, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour protester contre la suppression annoncée d’une classe à l’école Louis Pasteur de Mamers.
Le cortège a défilé jusqu’à la sous-préfecture, où des élus locaux et des représentants de l’Apel ont été reçus par le sous-préfet Quentin Spooner et l’inspectrice de l’Éducation nationale, Gaëlle Le Moullac.
« Pour l’académie, les élèves semblent être réduits à de simples chiffres »
Lors de l’échange, une membre de l’Apel (Associations de parents d’élèves de l’enseignement libre) a exprimé son inquiétude :  L’inspectrice nous a écoutés et a assuré qu’elle ferait remonter nos constats, mais pour l’académie, les élèves semblent être réduits à de simples chiffres, pas à des enfants avec des besoins réels.Â
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Selon elle, la situation est déjà tendue.  Avec un effectif stable, près de vingt élèves par classe actuellement, la suppression d’une classe ferait grimper ce chiffre à environ 24. Comment gérer une telle surcharge, alors 25 % des enfants ont des difficultés scolaires ou comportementales nécessitant un accompagnement spécifique ? De plus, certains entre eux sont perturbateurs qui nuisent à l’apprentissage de tous.Â
Des conséquences sur les adultes de demain
Une maman, dont l’enfant bénéficie d’un suivi orthophonique, partage son témoignage :  Ma fille a été bouleversée par l’absence prolongée de son père, gendarme mobile, en mission de six mois. J’ai mis un an à obtenir de l’aide, mais si les conditions se dégradent en classe, tous ses progrès seront anéantis.Â
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Au-delà des préoccupations immédiates, une autre manifestante alerte sur les conséquences :  Si l’académie justifie aujourd’hui une fermeture de classe par une logique comptable, alors il faut aussi considérer les coûts sociaux qu’elle engendrera à long terme. Réduire les moyens d’apprentissage maintenant, c’est prendre le risque de former des adultes sans acquis des compétences de base, avec un impact direct sur le chômage et sur les dépenses publiques en insertion et en formation.Â
Un rendez-vous souhaité
Les représentants de l’Apel souhaitent un rendez-vous avec la directrice académique des services de l’éducation nationale de la Sarthe, fin avril ou début mai, espérant que leur voix du réel soit entendue.
La pétition en ligne a déjà recueilli 206 signatures, sans compter celles collectées sur papier dans les commerces et lieux publics de la ville.