|
Législatives 2024. Didier Barbet, candidat indépendant, dans la 4e circonscription de la Sarthe... |
1
Didier Barbet est candidat pour la 3e fois dans la 4e circonscription de la Sarthe. © Ouest-France
Ingénieur, chef d’entreprise à La Chapelle-Saint-Aubin, Didier Barbet est un habitué des élections dans la 4e circonscription de la Sarthe. Il se présente pour la 3e fois aux législatives et toujours sans étiquette.
Candidat en 2017, en 2022 puis de nouveau en 2024, Didier Barbet (55 ans) reste fidèle à ses convictions, celles d’un divers droite qui préfère mener campagne plutôt que de se rallier à un parti en place. Il avoue qu’il a été approché pour ces élections législatives (30 juin et 7 juillet 2024).
« On m’a laissé une heure pour me positionner, explique cet ingénieur des Mines qui dirige un bureau d’études à La Chapelle-Saint-Aubin. J’ai préféré conserver mon indépendance, défendre mes idées. Elles me tiennent à cœur. Dans d’autres circonstances, cela aurait pu se faire. »
Lire aussi : CARTE. Législatives en Sarthe : quels candidats étaient arrivés en tête dans votre commune en 2022 ?
Pour lui, cet engagement a un coût. Sa femme, Michaëla Chaumont, est sa remplaçante. « Je vois cet investissement en politique comme des graines que l’on sème avec l’espoir de les voir pousser. C’est ça qui me motive. »
Proche des idées de Philippe Seguin, « peut-être même filloniste » selon ses propres mots, pour Didier Barbet, la « droite a perdu son ADN et par mécontentement, les électeurs se réfugient vers les extrêmes. » Sa candidature face « au désarroi des gens » se veut comme « une alternative, une petite lumière » pour s’extraire du « blocage auxquels aboutissent les extrêmes. »
Le candidat indépendant souhaite ramener des gens des milieux populaires dans les castes dirigeantes. « Aujourd’hui, seulement 5 % des élèves des grandes écoles d’État proviennent des milieux populaires. Après guerre, c’était 50 %. Cela donne à réfléchir sur la composition des appareils politiques. À cause de cela, on s’est enlisé, le système a dérivé. On le voit avec le sujet des normes… »
Lire aussi : La campagne des législatives commence : six questions sur les prochaines élections
Didier Barbet milite pour la revalorisation des petits salaires, pointe les écarts entre les territoires, la précarité qui en découle. Il souhaite que les maires retrouvent une liberté d’action et un pouvoir d’action suffisant ; aujourd’hui trop dilués au profit des intercommunalités voire des régions.