|
Le Mans. UFC Que Choisir Sarthe se mobilise contre la désertification médicale... |
2
Le Mans, jeudi 7 avril 2022. A l’appel d’UFC Que Choisir, environ 70 personnes se sont rassemblées devant l’ARS pour protester contre la désertification médicale. © Photo Le Maine Libre
Dans la foulée de la publication d’une enquête qu’elle vient de réaliser, l’association UFC Que Choisir dénonce, en ce mois d’avril 2022, la désertification médicale dans la Sarthe.
L’UFC Que Choisir Sarthe vient de publier les résultats alarmants d’une enquête menée auprès de 68 généralistes et de 64 dentistes du département.
Dans ce rapport, la désertification médicale croissante est pointée, et ce jeudi 7 avril 2022, en fin de matinée, l’association a organisé un rassemblement devant l’ARS, au Mans, afin d’alerter sur la situation.
Ce n’est pas dans nos gênes de manifester. C’est dire l’urgence de la situation
, insiste Jean-Yves Hervez, le vice-président d’UFC Que Choisir Sarthe. Actuellement, 80 000 Sarthois sont sans médecin et notre département pointe en quatrième position, en partant du bas, au classement des plus mal lotis dans le domaine.
Selon UFC Que Choisir, presque 9 médecins ou dentistes sur 10 ne prennent plus de nouveaux patients.
Un entretien avec le directeur de l’ARS n’aurait en rien rassuré à ce sujet : on nous a dit qu’il n’y avait rien à l’horizon
, se désole Jean-Yves Hervez. Nous demandons donc que les parlementaires fassent preuve de courage et nous allons les interpeller.

Des membres de l’association de défense de l’hôpital de Montval se sont joints au mouvement. Photo Le Maine Libre
+ Sarthe. Le département a perdu 100 médecins en dix ans
Une délégation de l’Association de défense de l’hôpital de Montval-sur-Loir et une représentante de l’Association de défense de l’hôpital de Saint-Calais se sont jointes au rassemblement. Cette problématique ne concerne pas que les médecins généralistes mais aussi les urgentistes, les spécialistes, les anesthésistes qui ne sont pas recrutés en nombre suffisant
, pointe Michel Macon, responsable de l’Association de défense de l’hôpital de Montval. Nous alertons depuis 20 ans au moins mais rien ne bouge.