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Le Mans. Parking payant à l’hôpital : les opposants mobilisés... |
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Environ 50 personnes se sont rassemblées devant l’entrée de la salle du conseil communautaire de Le Mans Métropole, ce jeudi. Le collectif s’oppose à la mise en paiement des parkings à l’hôpital. © Ouest-France
Ce jeudi 30 septembre 2021, une cinquantaine de partisans du maintien de la gratuité du parking de l’hôpital du Mans (Sarthe) se sont rassemblés devant la salle du conseil communautaire de Le Mans Métropole, aux Quinconces. Stéphane Le Foll a été sifflé.
Huées, sifflets. À son arrivée au conseil communautaire de Le Mans Métropole, ce jeudi 30 septembre 2021, aux Jacobins, Stéphane Le Foll a été accueilli par près d’une cinquantaine de personnes en colère : des membres du collectif pour le maintien de la gratuité des parkings du centre hospitalier du Mans.

Stéphane Le Foll, le maire du Mans, a été accueilli par des huées. Ouest-France
Quand est malade. On n’a pas à payer. Ce sont vos propos, M. le maire, prononcés lors de l’entretien dans votre bureau le 4 mars 2020.
Cette affirmation ouvre le texte lu à haute voix par une membre du collectif, qui dénonce le manque de concertation
.
En novembre dernier, le maire aurait évoqué une photo politico-technique
du stationnement. Et il était question d’une étude approfondie
sur le nombre de voitures présentes quotidiennement : provenance, nombre de visiteurs, de consultants, d’agents…
Nous avons validé la mise en place d’une table ronde
, poursuit le courrier du collectif, pour qui la mise en paiement ne va pas régler le problème
des voitures ventouses, qui bloquent des places de stationnement.
Réponse de Stéphane Le Folll : La question du stationnement est posée depuis longtemps. Nous devons gérer la pénurie de médecins urgentistes. Il y a un moment où la gratuité a ses limites. Un parking, le P4, reste gratuit, et le stationnement reste gratuit pour les hospitaliers.
Le maire rappelle également que la gratuité s’applique durant la première heure.

Infographie d’illustration. Ouest-France
Les inquiétudes des riverains
Avec le passage au payant, prévu ce lundi 4 octobre 2021, des riverains redoutent aussi un effet domino sur la voie publique. C’est déjà compliqué de se garer dans le quartier. Si ça devient payant, tous ceux qui ne veulent pas payer vont se garer dans les rues voisines
, s’inquiète Jeanne, membre du conseil de quartier, domiciliée rue des Cochereaux. On est obligés de se garer loin de chez nous
, ajoute Jean-François, retraité, avenue Rubillard. Même son de cloche dans la bouche d’Annie, rue Kléber : Des fois, le soir, je mets vingt minutes pour trouver une place.
Autre inquiétude : l’école Roger-Bouvet. Les parents galèrent déjà pour trouver une place de stationnement quand ils doivent récupérer leurs enfants.
Nouveau rassemblement. Le collectif appelle à une nouvelle mobilisation lundi, à 10 h, devant l’entrée principale, avenue Rubillard.