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Le Mans. Le Silo, un lieu pour les répétitions créé par et pour des musiciens... |
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Run Ronie Run, un trio rock avec la chanteuse et bassiste Vero, adhérente depuis toujours au Silo. © Archives Ouest-France
En 2005, l’ancienne friche industrielle entre Le Mans et Arnage devient un véritable espace à destination des groupes de musiques de la Sarthe. En 2024, il vient d’être racheté par Le Mans Métropole.
L’histoire du Silo c’est celle de plusieurs musiciens, d’un administrateur de festival et de personnes bien motivées au Mans, (Sarthe).  Tout est parti d’un collectif, raconte Vero, du groupe Run Ronie Run . À l’époque je jouais dans le groupe Ched. Il y avait les gars d’Outrage, Patrick Gleizes, dont le local à La Trugalle débordait, et la structure pour le métal, Syncope. Tous, on voulait trouver un lieu où on pourrait avoir des bureaux, répéter, enregistrer.Â
À l’issue de plusieurs réunions, le collectif 10 de +, enrichi d’autres acteurs locaux, cherche des partenaires.  C’est là que Frédéric Papin, qui était alors administrateur à Bebop, achète un bâtiment en zone industrielle.Â
L’association le Silo est montée.  On a recherché des aides financières pour investir et restaurer. En parallèle, le village du parc des expos est démonté, on a pu récupérer beaucoup de matériels.Â
De l’huile de coude et beaucoup de bénévolat après, le Silo peut ouvrir officiellement ses quatre salles de répétition et son studio d’enregistrement en novembre 2005.
Une structure de près de 800 adhérents
Rapidement, un premier salarié, Jérémy, est recruté, suivi de Vero, qui va occuper un temps partiel pendant 15 ans.  Le Silo fonctionne avec de grosses amplitudes horaires, tard le soir et le week-end. On a très vite embauché une troisième personne.Â
Au fil des années, d’autres studios sont construits, avec une extension en plus de boxs de rangement.
Juste avant le Covid, Vero part vivre de nouvelles aventures professionnelles. Fred, son conjoint, a alors décidé de mettre en vente le Silo.  L’idée, c’était surtout que notre association puisse racheter les locaux. Ça ne s’est pas fait, c’est comme ça. Et le Covid est ensuite passé par là .Â
Ce lieu, assez unique, est le fruit d’un travail d’équipe et temps offert par ses adhérents.
 Je suis trop fière d’avoir pu participer à la création du Silo. Que Superforma prenne la relève, c’est une suite logique.Â