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Le Mans. Elle dénonce un viol imaginaire et envoie son mari en prison

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Elle écope de 8 mois de prison avec sursis pour avoir dénoncé un viol imaginaire de son mari. © Photo d'illustration archives "Le Maine Libre", Hervé Petitbon

Lundi, la jeune femme âgée de 25 ans a été jugée par le tribunal correctionnel du Mans. Elle a écopé de 8 mois de prison avec sursis.

Février 2011 : Véronique pousse la porte de la gendarmerie de Sablé et dépose plainte contre son mari. Entendue, elle dénonce des violences sur elle et sur sa fille de 18 mois et, plus grave, elle indique avoir été violée trois jours plus tôt.

« Pour protéger ma fille »

Immédiatement, une enquête est ouverte et l’affaire prend de l’ampleur : la plaignante est entendue plusieurs fois, son époux est placé en garde à vue. On interroge l’entourage et on apprend que Véronique s’est confiée sur ce qu’elle dit avoir subi. Suite logique, un juge d’instruction est saisi et, finalement, le mis en cause est placé en détention provisoire.

Il restera trois semaines derrière les barreaux, avant d’être remis en liberté. La raison ? La jeune femme a menti. Lundi, elle est venue s’expliquer devant le tribunal correctionnel. « J’ai fait ça pour protéger ma fille, dit-elle. Il lui faisait faire l’avion, la tête en bas. Elle avait peur, je lui disais d’arrêter mais il ne m’écoutait pas. » A la barre, les propos sont confus. Véronique poursuit, décrit une relation compliquée avec son mari, violent et insultant selon elle. 

« Stratagème odieux »

Elle indique aussi que sa sœur l’a incitée à l’évincer, d’une manière ou d’une autre, du domicile conjugal. « Alors j’ai inventé le viol. Je pensais qu’il aurait juste une amende ou de la prison avec sursis. Il était méchant et je voulais qu’il soit puni mais pas qu’il aille en prison. »

« Vous avez mis en place un véritable stratagème, odieux », lui fait remarquer la procureure Anabelle Aubry. Véronique baisse les yeux. En 2011, la jeune femme avait pensé à tout, y compris à dire à ses proches qu’elle avait été violée. « Il fallait que je le dise à tout le monde pour que ça fasse vrai devant les gendarmes », admet-elle.

Un plan rondement mené, au moins pendant quelques semaines, élaboré par la jeune femme en s’inspirant de la télé. « J’aime bien les films policiers ou d’enquête. Tous les trucs américains. Je savais ce qu’il fallait faire pour être crue. »

Une fois sorti de maison d’arrêt, son mari est allé en voir une autre. Elle a demandé le divorce. Il s’est tué dans un accident de voiture, il y a un an.

Lundi soir, trois mois de prison ferme ont été requis. Véronique a finalement écopé de 8 mois de prison avec sursis.

Nicolas FERNAND

 
Maine Libre  

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où est la justice
c'est à se décourager de faire confiance à la justice l'innocent a fait de la prison la fausse victime s'en tire avec du sursis !!!!!!!!!!!
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