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Après le triple meurtre d’Angers, Al Khawad Al Zine Sulaymane condamné à la réclusion criminelle à perpétuité... |
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Près de quatre ans après le triple meurtre de l’esplanade Cœur de Maine à Angers (Maine-et-Loire), la cour d’assises de Maine-et-Loire a condamné Al Khawad Al Zine Sulaymane. © Archives Ouest-France
Ce vendredi 20 mars 2026, la cour d’assises de Maine-et-Loire a condamné Al Khawad Al Zine Sulaymane à la réclusion criminelle à perpétuité pour le triple meurtre de l’esplanade Cœur de Maine à Angers. La peine est assortie d’une période de sureté de 22 ans.
Ce vendredi 20 mars 2026, Al Khawad Al Zine Sulaymane, 36 ans, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de Maine-et-Loire. Un peine assortie d’une période de sureté 22 ans.
Depuis une semaine, il était jugé pour trois meurtres, trois tentatives de meurtre et deux agressions sexuelles, le soir du 15 au 16 juillet 2022, à Angers. Il avait violemment poignardé Manuolito, Atama et Ismaël alors qu’ils faisaient la fête un soir d’été, sur l’esplanade Cœur de Maine à Angers.
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« On n’a pas eu plus grave à Angers, avait asséné l’avocate générale dans la matinée. L’interdiction la plus absolue a été franchie, celle d’ôter la vie de quelqu’un, et trois fois de suite. Ces faits ne méritent qu’une seule réponse : la perpétuité. Six crimes en quelques secondes… C’est un dossier hors normes que vous avez à juger. »
La représentante du ministère public avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, avec une interdiction définitive du territoire français.
« À quoi bon faire appel à des experts »
L’un des deux avocats d’Al Khawad Al Zine Sulaymane, Charles-Alexis Garo, a tenté de convaincre les jurés de l’intérêt de prendre en compte l’altération de son discernement au moment des faits, pour abaisser la peine encourue. Cette dernière avait été retenue par les experts psychiatres, au regard du passé traumatique décrit par le Soudanais de 36 ans. « On est là pour faire œuvre de justice. Il faut se départir de ses a priori, et essayer de comprendre le parcours difficile d’un homme. Est-ce que vous allez condamner cet homme au même quantum que quelqu’un qui ne souffrirait pas ? À quoi bon faire appel à des experts si ce n’est pas pour les écouter. »
La cour a considéré qu’il était bien atteint d’un trouble ayant altéré son discernement au moment des faits. « En revanche, elle décide d’exclure le bénéfice de la diminution de peine », a précisé la présidente.
Avant de clôturer les débats, l’accusé s’était exprimé une dernière fois. « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, a-t-il marmonné à l’interprète. Je ne me le pardonnerai jamais. Je sais bien que Dieu ne me pardonnera jamais. Je suis sincèrement désolé pour les familles des victimes. »