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Le Mans. Ce jeune bridgeur intègre l’équipe de France... |
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Thomas Guichet est un joueur du bridge-club du Mans. © Le Maine Libre
En 2022, Thomas Guiche, Manceau de 23 ans, va intégrer l’équipe de France junior (moins de 26 ans) de bridge.
Le Maine Libre : Comment vous est venue cette passion pour le bridge ?
Thomas Guichet : « Il y a toujours eu des joueurs de cartes dans la famille. Vers l’âge de 7 ou 8 ans, j’ai appris les règles avec mes grands-parents retraités. Et pendant cinq ou six ans j’ai profité des vacances scolaires pour fréquenter les activités du bridge-club du Mans ; c’était la seule occasion de jouer et de progresser. Ensuite, dès que j’ai commencé les compétitions, j’ai été repéré, alors j’ai pu bénéficier d’équipiers de valeur et être tout naturellement tiré vers les grandes compétitions nationales ».
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Et maintenant l’équipe de France junior ?
« Pendant mes années de classe prépa scientifique, j’ai dû mettre le bridge entre parenthèses mais depuis que j’ai intégré mon école d’ingénieur à Rennes (NDLR, l’ENSAI, école nationale de statistique et analyse de l’information), je m’y suis remis sérieusement. Dans les périodes de confinement, j’ai beaucoup progressé grâce au bridge en ligne où les compétitions internationales m’ont donné de l’expérience ; j’y ai rencontré des joueurs importants. Pour avoir une chance d’être sélectionné, il me fallait trouver un bon équipier car la sélection se fait au niveau de la paire. Depuis l’été dernier, je joue avec un Nantais, Louis Bonin. Un partenariat fructueux puisque nous avons obtenu d’excellents résultats au festival de La Baule fin août puis au tournoi de sélection nationale. Notre principale compétition, ce sera le championnat d’Europe, en juillet 2022 à Eindhoven aux Pays-Bas, tournoi qualificatif pour le mondial 2023 ».
Comment voyez-vous l’avenir en bridge ?
« Déjà, obtenir mon diplôme d’ingénieur. Côté bridge, à moyen terme, atteindre la 1re division afin de pouvoir un jour être candidat à la sélection en équipe de France open. Il n’y a que trois paires retenues chaque année. Pour devenir professionnel, il faut y consacrer beaucoup de temps, ce n’est pas compatible avec un métier à temps plein. On verra plus tard ».
Avez-vous un modèle de joueur ?
« Oui, Cédric Lorenzini, n° 2 français (NDLR, 32 ans). Toujours impassible, maîtrisant ses émotions, il est très fort pour pousser ses adversaires à la faute ».