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Le Mans. 700 élèves accueillis et des projets au lycée Sainte-Catherine... |
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L’an dernier, les stages n’ont pu s’effectuer qu’à partir du mois de mai. Les lycéens ont profité des restaurants d’application. © Photo archives Le Maine Libre – Yvon LOUE
Le lycée professionnel Sainte-Catherine entame une nouvelle année scolaire avec deux gros projets : un nouveau bâtiment pour la boulangerie-pâtisserie et le souhait d’un internat pour faire face à la croissance des demandes d’inscription hors département.
L’année scolaire démarre tout juste au lycée professionnel Sainte-Catherine du Mans, qui voit cette année ses effectifs augmenter de 40 élèves. Nous avons le sentiment que l’enseignement catholique est une valeur refuge dans l’esprit collectif. Les enseignants sont peu absents, et nous priorisons l’accompagnement personnalisé.
700 lycéens ont donc franchi les portes de l’établissement jeudi 2 septembre 2021, répartis dans quatre filières, hôtellerie-restauration (230), commerce et vente (280), esthétique (48) et boulangerie-pâtisserie (150).
L’année précédente s’est mieux terminée qu’on ne l’avait imaginé. On s’est engouffré sur les mois de mai et de juin pour envoyer nos jeunes en stage. Tous ont pu partir. On a dû faire fonctionner les réseaux. Les chefs d’entreprise ont tous joué le jeu dans cette période délicate. Cela est rassurant car les lycéens ont des stages obligatoires dans leur cursus, vingt-deux semaines en trois ans normalement. Pour la promotion sortie en juin 2021, cette exigence a été réduite à dix semaines
, explique le directeur Jean-Philippe Gourves.
Les élèves se sont accrochés mais il a fallu les motiver. L’hôtellerie-restauration s’est retrouvée devant une vraie difficulté avec, à la réouverture, des personnels manquant à l’appel. Je pense que le Covid a montré que la façon de procéder de la profession s’essoufflait. Les jeunes ne sont plus ceux d’il y a vingt ans. Ils aspirent à autre chose, veulent une vie personnelle. Cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas travailler. Mais on ne peut plus leur demander de travailler tous les week-ends et de s’investir quatorze heures par jour. Les professionnels doivent l’entendre.
+ Sarthe. Carte scolaire : le point sur les ouvertures et fermetures de classes
Un protocole sanitaire contraignant
Concernant le protocole sanitaire, Jean-Philippe Gourves ne mâche pas ses mots. Nous avons toutes les contraintes de l’an dernier sans la demi-jauge. Limitation du brassage, nettoyage, zones de pause… on repart dans quelque chose de très contraignant
. Au niveau 2, la classe reste ouverte même si des élèves sont positifs au coronavirus. Seuls les malades et les cas contacts à risque non vaccinés sont confinés.
Quant à la continuité pédagogique pour les élèves absents, le directeur estime que cela ne fonctionnera pas. Ne vous attendez pas à ce que les professeurs fassent deux fois le cours, c’est impossible de s’occuper à la fois des élèves en présentiel et en distanciel. Les lycéens seront forcément pénalisés s’ils ne sont pas en cours.
Selon lui, pouvoir donner une visibilité aux équipes et aux élèves serait rassurant. Là on ne travaille que sur du court terme, c’est difficile pour tout le monde
.
Surtout sur la question du pass sanitaire. En tant qu’établissement scolaire, il n’est pas obligatoire. Mais en tant que professionnels, si
. Dans sa foire aux questions le ministère de l’Éducation nationale précise en effet que dans les restaurants d’application ouverts à un public extérieur, le pass sanitaire s’applique aux personnes (agents et élèves) en contact avec le public. Les agents et élèves travaillant en cuisine n’ont pas à présenter de pass sanitaire lorsque l’espace de cuisine n’est pas ouvert au public et qu’ils n’interviennent jamais aux heures d’ouverture dans les espaces ouverts au public. En revanche, dès l’instant où ces conditions ne sont pas réunies (cuisine ouverte, élèves ou personnels participant au service en salle), le pass sanitaire devra être présenté.
+ Les élèves en hôtellerie-restauration assignés à résidence
Un nouveau bâtiment pour la boulangerie-pâtisserie
Après des travaux d’envergure concernant de nouveaux locaux professionnels en hôtellerie restauration, les études pour la deuxième tranche des travaux est en cours.
Il s’agit cette fois d’un nouveau bâtiment pour la filière boulangerie-pâtisserie, très à l’étroit aujourd’hui avec des effectifs pleins. Ils sont 28 par classe
, note le directeur. Acté en conseil d’administration, le projet pourrait être livré pour la rentrée de septembre 2023.
Un projet d’internat
Rien n’est officiel mais la question se pose sérieusement. Nous avons un vrai besoin et de nombreuses demandes de familles. La réputation de Sainte-Catherine grandit, nous avons de plus en plus de jeunes hors de Sarthe qui souhaitent intégrer notre établissement. Ne pas avoir d’internat est un frein. Une vingtaine de nos élèves sont logés à l’internat de Saint-Louis, au Mans, autant sont en familles d’accueil
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