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Le directeur de cabinet de Lecornu perd aux municipales en Haute-Saône... |
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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu et son chef de cabinet Philippe Gustin écoutent le débat sur son discours politique général au Sénat français à Paris, le 15 octobre 2025. © DANIEL PIER / NurPhoto via AFP
Le directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, Philippe Gustin, a été évincé dès le premier tour de la mairie de Fougerolles-Saint-Valbert en Haute-Saône. Le Premier ministre, qui a demandé à ses ministres de ne pas s’exprimer dans les médias pour les municipales, auraient toutefois appelé des chefs de partis.
Le directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, Philippe Gustin, n’est pas parvenu à conquérir la petite ville de Fougerolles-Saint-Valbert, son berceau familial, aux municipales en Haute-Saône.
Loin derrière son rival, élu dès le premier tour
Philippe Gustin, 65 ans, qui était devenu tête de liste classé divers centre, après que la maire sortante Christiane Oudot lui avait passé le relais plus tôt que prévu, est arrivé en deuxième position avec 26,64 % des voix, derrière Alain Grillot (divers droite), élu dès le premier tour à 52,60 %.
Ce haut fonctionnaire, qui a écrit un livre sur sa famille de bouilleurs de cru originaire de Fougerolles, « capitale du kirsch », voulait faire profiter la commune de 3 780 habitants de ses « compétences » et de son « réseau pour trouver des sources de financement ».
Par ailleurs, deux ministres de Sébastien Lecornu ont été élus maires dès le premier tour, celui des Ruralités, Michel Fournier, aux Voivres, dans les Vosges (300 habitants), où il était l’unique candidat, ainsi que le ministre du Commerce extérieur, Nicolas Forissier à La Châtre, dans l’Indre.
Ils resteront au gouvernement, ainsi que la ministre MoDem des Sports, Marina Ferrari, pourtant battue à Aix-les-Bains (Savoie), mais chargée des préparatifs des Jeux olympiques d’hiver 2030.
Des appels de Sébastien Lecornu à des chefs de partis
Jean-Didier Berger, nouveau ministre délégué a l’Intérieur, a manqué de peu l’élection dès le premier tour à Clamart (Hauts-de-Seine), avec 49,65 % des voix, et fait face à deux listes de gauche.
Le Premier ministre, qui a demandé à ses ministres de ne pas s’exprimer dans les médias pour les municipales, a « écrit à plusieurs chefs de partis entre hier soir (dimanche) et ce matin (lundi) » selon son entourage.
Il a notamment appelé, rapporte Le Parisien, la patronne des Verts, Marine Tondelier, et envoyé un SMS au premier secrétaire du PS, Olivier Faure, pour évoquer un front républicain contre l’extrême droite à Nice, où le maire sortant Horizons, Christian Estrosi, est en difficulté face à Éric Ciotti.
Sans succès puisque la candidate PS-PCF-écologiste, Juliette Chesnel-Le Roux, arrivée troisième, a refusé de se désister en faveur du maire sortant.